Le Syndrome de Babylone. Géofictions de l’apocalypse
Alain Musset (Armand Colin)
Article mis en ligne le 21 mars 2013
dernière modification le 11 mars 2013

par C.P.

L’humanité a pour vieille compagne l’angoisse de sa destruction. On trouve toujours un présage à interpréter ou un prophète pour annoncer que l’heure est proche.

La menace change, mais le châtiment reste le même. Les hommes ont déçu leur Créateur ou trahi la Nature. Ils doivent affronter la fin du monde, ou du moins, la fin d’un monde. Les villes sont condamnées à la destruction : l’antique Babylone n’est-elle pas le réceptacle impur de tous les maux terrestres ?

La science-fiction s’est emparée de ce thème, puisant dans les cosmogonies les plus anciennes, dans la Bible et l’Apocalypse de Jean, réinterprétant aussi les découvertes astronomiques. L’imagination est sans limite, mais elle se façonne au miroir du monde réel, où l’homme se sent de plus en plus vulnérable.