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Alain Musset
Une Amazone nommée Barbarella : science-fiction et loi du genre (2)
Vénus m’a tuer
Article mis en ligne le 31 décembre 2013
dernière modification le 4 janvier 2014

par C.P.
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Vénus m’a tuer

Le regard complaisant porté sur les femmes comme simples objets sexuels ou comme fidèles servantes de leurs conjoints n’est pas la seule dimension du sexisme ordinaire de la science-fiction (ou d’autres genres littéraires). En effet, les hommes aiment aussi jouer à se faire peur et à imaginer des sociétés futures où les rapports de force seront inversés, faisant de l’ancien sexe faible le groupe dominant. Les femmes ne sont plus alors ces poupées fragiles qu’il suffit de gifler pour qu’elles retrouvent à la fois leur tête et leur place [1]. Elles sont désormais aux commandes et persécutent ceux qui, d’après elles, les ont trop longtemps exploitées, faisant preuve d’une férocité à laquelle on ne s’attendait pas puisque les stéréotypes genrés ont fait de la violence un attribut masculin [2].

Un tel scénario pourrait refléter l’aboutissement d’une longue lutte pour obtenir l’égalité des sexes et permettre, en inversant la position traditionnelle des dominants et des dominées, de remettre en cause les règles d’une organisation sociale injuste. C’est la position adoptée par plusieurs représentantes d’une science-fiction à la fois féminine et féministe, comme Pamela Sargent (Le Rivage des femmes), Sheri S. Tepper (Un monde de femmes), Elisabeth Vonarburg (Chroniques du Pays des Mères) ou Joëlle Wintrebert (Pollen) — point de vue sur lequel on reviendra plus loin afin de savoir si, comme le proclamait Aragon en son temps, la femme est bien l’avenir de l’homme.

Cependant, de manière a priori paradoxale, écrivains et scénaristes mâles ont aussi puisé dans ce filon pour mieux conforter leur vision sexiste du monde. En effet, l’idée de voir les femmes asservir les hommes pour les punir de leurs crimes présents et de leurs fautes passées semble fasciner auteurs et lecteurs brusquement transformés en disciples de Sacher Masoch. Dès 1952, dans La révolte des femmes, Jerry Sohl imagine ainsi un complot diabolique ourdi par des femmes vindicatives – en fait des haploïdes conçues artificiellement par parthénogenèse (figure 7). Pour se venger du statut inférieur qu’elles occupent dans la société, elles ont décidé d’éliminer tous les hommes de la planète en diffusant des radiations mortelles qui détruisent le chromosome Y mais épargnent le X : « Je suppose qu’elles se considèrent comme une race à part et supérieure, ce qui est le fait de la plupart des minorités, dit le docteur. Elles se proposent probablement de détruire tous les porteurs de chromosomes Y, c’est-à-dire tous les hommes du globe » [3].


Figure 7. Couverture de l’édition de 1953 du roman de Jerry Sohl, The Haploids. La femme qui apporte la mort aux hommes reste une séductrice à demi nue, aux longues jambes fuselées.

Les femmes du futur découvertes par Jean Durand dans 1973… et la suite ont le même objectif que les haploïdes de Jerry Sohl : éliminer tous les mâles répugnants qui infestent la planète et instaurer un matriarcat universel. Il faudra donc soit les transformer en femmes grâce à la chirurgie et à des traitements hormonaux, soit les exterminer comme des rats ou des cafards. Il ne restera plus sur Terre que des représentantes du sexe féminin qui se reproduiront dans des matrices cybernétiques et, comme le souligne l’auteur de manière faussement ironique, le rêve de Simone de Beauvoir sera enfin accompli : « La libération de la femme par la femme ».

Les années 1970, marquées par les progrès des mouvements féministes en France et aux États-Unis, ont été particulièrement propices à ce genre de visions prophétiques sensées rappeler aux hommes qu’ils doivent défendre leurs positions et leurs intérêts s’ils ne veulent pas être débordés et dépossédés par leurs tendres moitiés transformées en Amazones sanguinaires. En effet, les modèles de ces futures maîtresses du monde sont, de manière implicite ou explicite, les guerrières redoutables dont parle Hérodote dans le quatrième livre de son Enquête. Rebaptisées « Tueuses d’hommes » par les peuples scythes qui les ont rencontrées et combattues, elles refusaient de se plier aux règles imposées par l’ordre masculin : « Non, répondirent les Amazones, nous ne saurions vivre avec les femmes de votre pays ; leurs coutumes ne sont pas les nôtres. Nous, nous tirons à l’arc, nous lançons le javelot, nous montons à cheval, et nous n’avons pas appris les travaux qu’on réserve à notre sexe » (figure 7) [4].


Figure 8. Depuis l’Antiquité, la figure de l’Amazone représente une transgression majeure de l’ordre établi par les mâles dominants. Elle a été largement exploitée par les metteurs en scène de série B, tels l’inénarrable Alfonso Brescia (Al Bradley) dans Amazon Against Superman (1975).

L’image terrifiante de ces nouvelles Amazones affranchies de la tutelle masculine réapparaît dans un roman ambigu de Claude Veillot, Misandra, paru en 1974 dans la collection J’ai Lu. L’auteur y met en scène un futur post-apocalyptique où des femmes brutales et bien organisées prétendent défendre la civilisation face à des hommes sauvages vivant en bandes dans la forêt, les Virils. Les rares individus de sexe féminin qui cohabitent avec ces sous-êtres sont considérés comme des erreurs de la nature, plus proches de la femelle du chimpanzé que de la femme véritable puisque les civilisées se reproduisent désormais par parthénogenèse, sans avoir à subir le contact répugnant du pénis ni à souffrir les affres de la grossesse et de l’accouchement.

La religion des guerrières de Parthéno se fonde sur le Livre Philogyne qui explique pourquoi les hommes, responsables par leur brutalité de la destruction du monde, sont de véritables bêtes, résidus d’une évolution inexorable : « Un homme ? Mais qu’est-ce que c’est ? Le résidu anachronique d’une ère révolue ! Les temps nouveaux sont venus où l’homme nuisible n’a pas sa place ! Les Filles de l’Evolution ont instauré l’Ordre Véritable ! Le règne de l’homme fut une aberration ! L’homme est condamné ! » [5]. Assurées de leur bon droit, les chasseresses traquent les Virils jusque dans les ruines des anciennes cités et les meilleures d’entre elles arborent à leur cou des colliers de prépuces pour affirmer leur statut.

La violence symbolique que les hommes exerçaient sur les femmes avant l’apocalypse nucléaire est ainsi transformée par Veillot en pure violence physique. Au lieu d’accumuler des partenaires d’un jour dans une compétition effrénée pour affirmer leur pouvoir de séduction, comme le faisaient les hommes avant l’apocalypse, elles enfilent leurs sexes racornis sur un bout de ficelle et en font de tristes trophées. Dans ce contexte, les seuls hommes à ne pas être persécutés sont les homosexuels parce qu’ils s’accouplent entre eux et ne menacent pas la pureté de l’espèce supérieure. Pour les rendre inoffensifs et en faire des serviteurs fidèles, les guerrières de Parthéno n’hésitent d’ailleurs pas à les castrer.

Libérez l’homme !, de Jean Mazarin, s’inscrit dans le même registre mais avec des modalités différentes puisqu’il s’agit de libérer l’homme de demain (le roman se situe en 2195) comme certaines voudraient libérer la femme d’aujourd’hui. Suivant le schéma classique que l’on retrouve aussi dans Misandra, c’est après un désastre nucléaire global que les femmes ont pris pouvoir, ce qui permet à l’auteur d’inverser les mécanismes de domination et d’oppression qui prévalaient dans la société ancienne : « La vérité est là, simple et gênante. Depuis toujours, l’homme exerce un racisme dominateur sur la femme qui devrait être son égale » [6].

Ces bonnes paroles ne parviennent cependant pas à masquer le fond d’un discours centré sur la nécessité pour les mâles de reprendre le contrôle du monde puisque les femmes ont construit une société encore plus injuste et cruelle que celle de leurs anciens partenaires. En s’appuyant sur des textes sacrés qui proclament la supériorité du sexe féminin, les femmes ont accès aux postes de direction et de commandement alors que les hommes doivent systématiquement se contenter de fonctions subalternes. Les plus chanceux peuvent espérer qu’une femme occupant une bonne situation les choisira comme géniteurs et, s’ils travaillent dur et bien, ils pourront peut-être obtenir une certaine indépendance dans les limites fixées par la loi. Une milice composée de mâles obéissants est chargée d’assurer le respect de l’ordre et les rares rebelles qui contestent les paroles du Dieu et osent penser que les inégalités de genre ne sont qu’une une construction sociale [7] risquent la prison, la torture ou la mort.

C’est néanmoins dans le cycle des Chroniques de l’ère du Verseau, publiée par Adam Saint-Moore entre 1979 et 1980 (figures 9 et 10), que l’idée d’un renversement complet des valeurs liées aux rapports de force entre les sexes a été le mieux mise en scène pour illustrer (sans doute inconsciemment) la crainte que pouvaient inspirer les victoires féministes dans une partie de la société française traumatisée par la reconnaissance du droit à la contraception féminine (1967) puis par la légalisation de l’avortement (1975) [8].

Comme chez d’autres auteurs de la même époque, c’est une guerre nucléaire totale provoquée par le comportement agressif des mâles dominants qui a provoqué l’effondrement de la civilisation. En 2251, dans un monde en ruine, les femmes ont confisqué le pouvoir et, quatre ans plus tard, un Ordre nouveau a été instauré sous l’autorité de l’UMAT, le Matriarcat Universel. Cette dictature féroce impose les femmes à la tête de tous les secteurs d’une société de type communiste où la production agricole s’organise au sein de fermes d’État et de coopératives dirigées par des Matriarches. Celles-ci occupent le sommet de la hiérarchie sociale, tandis que les hommes sont utilisés comme esclaves dans les champs quand ils ne sont pas tout simplement éliminés : « Nous devons supprimer ces derniers survivants archaïques du MALPA, le Pouvoir Mâle. Ils sont les fossiles vivants des âges d’horreur qui ont ensanglanté la Terre pendant des millénaires » [9].

Dans la science-fiction, la figure politique du matriarcat correspond donc rarement à la construction idéalisée qui en a été faite au XIXe siècle et dont Engels s’est emparé dans L’origine de la famille, de la propriété et de l’État pour évoquer des sociétés primitives où la prédominance supposée des femmes s’expliquait par le mystère de la maternité. Seules capables d’assurer la perpétuation de la famille et du clan, les mères étaient nécessairement appelées à jouer le premier rôle dans toutes les formes primitives d’organisation sociale. Engels souligne néanmoins que cette « prédominance des femmes » à la préhistoire n’impliquait pas la mise sous tutelle ou l’asservissement des hommes : avant l’instauration du mariage, du patriarcat et d’une société de classes, les relations entre les sexes étaient donc relativement harmonieuses et équilibrées.

Dans Vénus plus X, Theodore Sturgeon revient sur cette idée en soulignant qu’une des causes du malheur du monde est justement le fait que le pouvoir masculin, fondé sur la violence et les pulsions de mort, a fini par imposer ses règles à l’ensemble des sociétés humaines au détriment des valeurs de vie portées par le sexe féminin : « Le patriarcat cherche toujours à imposer sa domination aux autres nations et cultures. Le matriarcat, non. C’est pourquoi le premier tend peu à peu à l’emporter, à s’universaliser, avec des à-coups et des révoltes de l’autre tendance, qui finit par disparaître » [10].

Christophe Darmangeat a cependant montré que le matriarcat comme figure et structure politique et sociale n’a jamais existé nulle part, et que les hommes, même à la préhistoire, ont toujours occupé les postes les plus importants : « Ainsi, partout, depuis le paléolithique (l’archéologie, lorsqu’elle parle, confirme ce fait), ce sont donc les hommes qui détiennent les armes les plus efficientes et qui sont formés et organisés pour les utiliser. Partout, ce sont les hommes qui se sont attribué l’essentiel ou la totalité des fonctions politiques, n’en concédant le plus souvent aux femmes que la portion congrue » [11]. Même s’il est nécessaire de nuancer à la fois les formes et les pratiques du patriarcat et des relations de genre au sein des sociétés humaines passées et présentes, le matriarcat ou la gynécocratie peuvent dès lors apparaître comme des fantasmes masculins permettant aux auteurs de science-fiction (entre autres) d’exprimer soit leur sentiment de culpabilité vis à vis des femmes opprimées, soit leur angoisse de perdre le pouvoir dont ils disposent sur le sexe proclamé « faible ».

Cependant, puisque la révolte improbable des femmes n’est après tout qu’une simple parenthèse dans la longue histoire de la domination masculine, romanciers et scénaristes choisissent généralement de mettre un terme à ce type d’expérience (nécessairement désastreuse) et de remettre chaque sexe à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter dans une société bien ordonnée. C’est le cas de Jerry Sohl dans La révolte des femmes, quand la superbe Betty finit par découvrir la vraie vie dans les bras de Travis, beau mâle dominant et sûr de lui : « Dites-moi, Travis, est-ce vraiment cela le mariage ? Des baisers, des enfants, une maison… Ce doit être merveilleux ! » [12]. La fin du roman est à cet égard pathétique, puis que la même Betty, ravalée au rang de future épouse (et donc de mineure légale), est autorisée par le docteur Leaf à suivre son mari nommé général : « Aucun règlement ne s’oppose à ce que la femme d’un général accompagne son mari s’il est consentant » [13].

De la même manière, la fin de Libérez l’homme !, de Jean Mazarin, balaie rapidement toutes les velléités féministes d’une société matriarcale fondée sur le mensonge et l’oppression, sans envisager que l’on pourrait construire un ordre nouveau où hommes et femmes seraient enfin considéré-es comme égaux et égales. Après avoir détruit le temple-laboratoire où se perpétuait la lignée des dominatrices, Matthieu prend la dernière prêtresse par la main et marche vers son destin. Il en fera sa femme dans un monde enfin revenu à la normalité : « La jeune fille serra la main de Matthieu comme si elle lui demandait sa protection. Il répondit à son appel et continua d’avancer lentement » [14].

Le comble est cependant atteint avec les Chroniques de l’ère du Verseau d’Adam Saint-Moore, puisque le héros du roman finit par rejoindre des tribus d’hommes libres (les Eghors) qui ont retrouvé le sens des valeurs et ont remis leurs femmes à la place qu’elles n’auraient jamais dû quitter : « Les femmes étaient formées pour être épouses, mères, prêtresses, soignantes. Elles ne participaient ni aux guerres ni aux chasses […] Elles recevaient une éducation qui, dès leur plus jeune enfance, allait par les jeux et la division du travail et les excluait de la guerre et des durs travaux » [15] (figure 11). On est loin des Amazones refusant de partager la vie des femmes scythes telles qu’elles sont décrites par Hérodote dans le livre IV de son Enquête


Figure 11. La division sexuelle du travail a la vie dure et les luttes pour la libération de la femme n’ont pas toujours atteint leurs objectifs, notamment dans la publicité. Alors que le père et son fils jouent aux échecs (activité cérébrale par excellence), la mère-épouse fait le repassage. En ligne : http://www.toutalego.com/2013/06/la-soumission-enchantee-le-point-g-se.html,{ consulté le 28 novembre 2013.

En outre, alors que l’homosexualité est devenue la règle dans les domaines de l’UMAT et de l’ORGA (ce qui permet à l’auteur de brosser quelques scènes égrillardes d’amour saphique), les Montagnes bleues hébergent des communautés mixtes où l’hétérosexualité a retrouvé toute sa force – ce qui conduit automatiquement à la stigmatisation des pratiques sexuelles considérées comme déviantes.

C’est néanmoins le personnage de Goveka qui incarne le mieux ce retournement de situation, ou pour mieux dire ce retour à l’ordre
« naturel » des choses [16].
Jeune guerrière dressée à surveiller et punir les mâles inférieurs, elle découvre l’amour dans les bras d’un fier et beau rebelle, Kerval, qui va
lui montrer que les caresses d’une femme ne valent pas celles d’un
homme dont le pénis est fait pour emplir son vagin et lui donner du
plaisir. À peine arrivée chez les Eghors en compagnie de son amant,
l’étape suivante est rapidement franchie : tout ce qui lui semblait
a priori animal ou grossier dans cette société hétérosexuelle et
patriarcale devient magnifique. Contrairement à ce qu’on lui avait
toujours appris, la grossesse et l’allaitement ne sont pas des monstruosités dignes d’un âge maudit mais bien l’apothéose de la femme :
« Puis une jeune mère parut dans la clarté, dégrafa son corsage
et se mit à allaiter son enfant. Comme fascinée, Goveka regarda
le spectacle incongru qui l’avait tant choquée […] Elle sourit vaguement
et posa ses mains sur son jeune ventre » [17].

Le message envoyé au « 343 salopes » qui, selon Charlie-Hebdo et sous la bannière de Simone de Beauvoir, avaient signé en 1971 leur manifeste sur le droit à l’avortement est clair : ce ne sont pas des femmes dénaturées qui peuvent changer le monde.

À suivre…

Notes :

[1C’est la solution choisie par MacAran pour calmer Camilla affolée par les cris lugubres et stridents qui retentissent dans la nuit de La planète aux vents de folie : « Le cri effroyable retentit à nouveau ; Assez ! ASSEZ ! Hurla-t-elle en pressant brusquement ses mains contre ses oreilles. MacAran la gifla, pas très fort. Assez vous-même, bon sang ! ». Marion Zimmer Bradley, La planète aux vents de folie (Darkover Landfall), Paris, Pocket, Science-Fantasy, 1998 (1972), p. 67. Est-ce que la gifle médicale généralement préconisée contre l’hystérie n’est pas très forte parce que l’auteur du roman est une femme ?

[2Cette dimension genrée de la violence est mise à mal dans l’ouvrage collectif dirigé par Coline Cardi et Geneviève Pruvost, Penser la violence des femmes, Paris, La Découverte, 2012.

[3Jerry Sohl, La révolte des femmes (The Haploids), Paris, Hachette, Le Rayon fantastique, 1952, p. 195.

[4Hérodote, L’enquête. Livre IV, Paris, Folio, 1985, p. 409.

[5Claude Veillot, Misandra, Paris, J’ai Lu, 1974, p. 41.

[6Jean Mazarin, Libérez l’homme !, Paris, Fleuve Noir, Anticipation, 1979, p. 191.

[7Comme le déclare le docteur Luc au jeune Matthieu, choisi pour être étalon : « C’est pourtant bien simple, Matthieu, sommes-nous réellement inférieurs aux femmes ou n’est-ce qu’une légende soigneusement entretenue par le pouvoir ? » (Jean Mazarin, Libérez l’homme !, Paris, Fleuve Noir, Anticipation, 1979, p. 69).

[8C’est ce que démontre Bibia Pavard dans son ouvrage Si je veux, quand je veux. Contraception et avortement dans la société française (1956-1979), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012.

[9Adam, Saint-Moore, Chroniques de l’ère du Verseau. Les lois de l’Orga, Paris, Fleuve Noir, Anticipation, 1979, p. 79.

[10Theodore, Sturgeon, Vénus plus X, Paris, J.-C. Lattès, 1960, p. 207.

[11Christophe Darmangeat, « Le marxisme et l’origine de l’oppression des femmes : une nécessaire réactualisation », Agone, n°43, 2010, pp. 23-46, en ligne : http://revueagone.revues.org/904, consulté le 27/11/2013.

[12Jerry Sohl, La révolte des femmes (The Haploids), Op. Cit., p. 125.

[13Jerry Sohl, Ibidem, p. 251.

[14Jean Mazarin, Ibidem, p. 218.

[15Adam Saint-Moore, Chroniques de l’ère du Verseau. 3087, Paris, Fleuve Noir, Anticipation, 1980, p. 16.

[16Ordre « naturel » qui, bien entendu, ne doit
rien à la nature, comme l’ont démontré des chercheuses comme Judith Butler qui, dans ses écrits, opère une dénaturalisation de l’hétérosexualité considérée comme un construit à la fois social, culturel et politique (Butler, Judith, Troubles dans le genre, Paris, La Découverte, 2006.)

[17Adam, Saint-Moore, Chroniques de l’ère du Verseau. Les lois de l’Orga, Op. Cit., p. 220.



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