DIVERGENCES 2
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Repenser la révolution. Quelle voie pour dépasser le capitalisme ?
Claude Bitot (éditions Spartacus)
Article mis en ligne le 31 décembre 2013
dernière modification le 16 novembre 2013

par C.P.
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Dans notre société comme dans tant d’autres, le gâchis effroyable des existences et des ressources amène un nombre grandissant d’habitant-es
à espérer un changement social profond et le mot de révolution, avec
toutes ses ambiguïtés, revient sur le devant de la scène.

Mais, nous dit Claude Bitot, si révolution il doit y avoir, elle se produira
dans des conditions tout autres que celles que les partisans de la révolution prolétarienne avaient naguère envisagées :

« Le prolétariat n’a pas été cette classe à même d’abattre le capitalisme. Cette appréciation n’est pas nouvelle, mais ce qui désormais la rend sans appel, c’est que le capitalisme, faute d’avoir été renversé par une révolution, se dirige désormais tout droit vers son auto-effondrement, ses limites objectives aussi bien internes — économiques — qu’externes — environnementales — étant en vue. Mais ce constat ne doit pas conduire
à renoncer à la révolution. Il incite plutôt à la repenser, c’est-à-dire à la projeter dans le contexte qui sera désormais le sien : celui d’une société
où le capitalisme, après son écroulement, aura disparu. Dès lors, en quoi consistera la révolution ? Qui en sera l’acteur ? Prendra-t-elle un tour plus pacifique que dans le passé ? Quelle forme politique revêtira-t-elle ? Comment son but communiste pourra-t-il être atteint ? Ce qu’il y a de sûr, c’est que l’on aura changé de révolution. »

Cependant, nous dit aussi Claude Bitot, l’issue d’une telle révolution n’est en rien assurée.

S’il paraît destiné aux membres de ces petits cercles, libertaires ou se rattachant au marxisme, qui espèrent toujours voir la colère populaire se transcender en révolution prolétarienne, le livre de Claude Bitot peut intéresser en fait un public bien plus vaste par la problématique qu’il aborde. En effet, nous dit-il, comme tout le monde peut le constater, les sociétés
du capitalisme le plus développé sont confrontées à deux obstacles qu’elles se montrent bien en peine de franchir : le premier, c’est l’impossibilité de poursuivre l’accumulation du capital, seule source et seule conséquence durables de la croissance en économie capitaliste ; le second, c’est la raréfaction des matières premières et la dégradation générale de l’environnement qu’aggravent à la fois la concurrence entre pays producteurs et la croissance de la population mondiale.

À ces dangers objectifs qui menacent leur survie, au désastre social qui
les accompagnent, les régimes en place, comme frappés de paralysie politique, paraissent bien incapables d’apporter la moindre solution. Pourtant, des changements fondamentaux dans la production
s’annoncent inéluctablement ; s’ils ne sont pas conduits de façon volontariste — et rien n’indique aujourd’hui qu’ils le seront —, ils s’imposeront à nos sociétés à la suite d’une phase particulièrement
violente de la crise que nous vivons depuis des années.

C’est ainsi, nous dit Claude Bitot, que pourrait éclater une révolution, condition de recréation de la vie sociale sur une nouvelle base. Y réfléchir est la première étape pour faire face à ces transformations indispensables de notre organisation sociale.

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