DIVERGENCES 2
Revue libertaire internationale en ligne
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CQFD. n° 114
Septembre 2013
Article mis en ligne le 29 septembre 2013

par C.P.
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L’équipe de CQFD vous lance, lectrices et lecteurs de partout, un vibrant appel… Non, non, rangez vos chéquiers, vous avez déjà donné. Ce qui se joue ici, c’est de revigorer la diffusion de notre mensuel préféré. En effet, la circulation de nos critiques et expérimentations sociales demeure tributaire de la santé, plus que fragile, du marché de la presse papier. Avançant au rythme et au coût des rotatives et des camions, votre mensuel résistant avec acharnement au tout numérique est chaussée de semelles de plomb si on le compare à l’instantanéité du Net. Plutôt que de se lamenter et pour que l’aventure continue (saisons 11, 12, 13…), pourquoi ne pas titiller des modes de communication qui, en plus d’être totalement décroissants, ont fait leurs preuves : la transmission du canard par le bouche à oreille ou encore de la main à la main. Nous cherchons des lieux singuliers, hors des kiosques, pour distribuer CQFD : locaux associatifs, librairies, médiathèques, cafés, repaires de réfractaires, souks, phares bretons, etc. Envoyez-nous vos meilleures adresses.

Le dossier : Drogues, la guerre perdue

À l’instar de celle contre le terrorisme, la lutte contre la drogue impulsée par les états-Unis, il y a quarante années, est cette autre guerre sans fin. Avec le développement de ce marché particulier – où la captation de clientèle est des plus pernicieuses –, il est vrai que l’usage des drogues peut jouer en partie comme mécanisme de pacification sociale par le bas par la sédation auto-administrée des consommateurs. Mais surtout, durant quarante années, la guerre à la drogue a renforcé la militarisation de certains pays et quartiers et provoqué une véritable incarcération de masse des « classes dangereuses ». Pourtant, dans cette stratégie de contrôle social à double tranchant et à mesure que le trafic de stupéfiants explose – jusqu’à constituer la part sombre de l’activité marchande et financière mondiale – de nombreux États, en Amérique du Sud notamment, ont depuis peu commencé à admettre que la guerre était perdue. Le tournant actuel du discours dominant, si l’hypothèse est bonne, serait d’abandonner en partie le tout-répressif contre les usagers pour une approche plus rationnelle et économique, alliant prévention et régulation du marché, ce qui permettrait au passage de récupérer d’énormes capitaux.

Le propos de ce dossier n’est pas de porter un regard – qu’il soit moralisateur ou complaisant – sur ce qui pousse des gens à se défoncer depuis la nuit des temps, mais sur ce que sous-tend, en termes d’hypocrisie et de gâchis à la fois humain et social, la politique actuelle de la drogue.

Uruguay : Le futur laboratoire de la dépénalisation ? > Petit pays de trois millions d’habitants pris en étau entre deux géants, l’Uruguay se pose en pionnier dans le projet de légalisation du cannabis. Pour l’heure, la loi, passée de justesse le 1er août à l’Assemblée (50 voix pour sur 96 après 14 heures de débats), devrait être entérinée d’ici la fin du mois septembre au Sénat. (Cet article est exclusivement sur le site de CQFD.)

Les articles

Égypte : quand les éléphants se battent, c’est l’Égypte qui souffre

> Confusion, chaos, haine, inquiétude, colère et déception, tels sont les sentiments qui parcourent aujourd’hui les rues égyptiennes. Plusieurs semaines après l’éviction des Frères musulmans et le retour en force de l’armée, l’universitaire Youssef El-Chazli rapporte ce qu’il a vu et entendu sur place.

Retraites : une réforme gauche pensée à droite

> Pour se tourner les pouces une fois arrivé l’âge de l’arthrose, il faudra marner plus longtemps, a décidé fin août le gouvernement « socialiste ». Le tout en nous servant le même argumentaire que celui de la clique sarkozyque lors de sa réforme des retraites de 2010. Rien d’étonnant, puisque le travail est resté la « valeur ».

Du côté de chez les rustiques en saute frontières : Bluegrass country blues

> Notre ami vigneron nous transporte outre-Atlantique où les transports amoureux finissent mal sur fond d’agriculture intensive et d’incompréhension religieuse entre latinos et rednecks.

Rock : « A-t-on besoin de comprendre pour entendre ? »

> Riffs et distorsions, échos du bled, bruits urbains et sons du Maghreb, Temenik Electric, c’est cinq gars qui envoient du pop-rock enragé aux parfums d’Algérie, mélangeant ces langues et musiques qui s’échangent dans les rues et les déserts des deux côtés de la Grande Bleue. CQFD a rencontré Mehdi, l’homme toujours en costard et chemise blanche sur scène, chanteur et guitariste du groupe.

Ma cabane pas au Canada : Les dessous de la nonne sentent le cochon grillé

> En plein cœur de la Bretagne, dans un couvent « défroqué », une bande de joyeux korrigans et bonnes fées se livrent à toutes sortes d’activités dionysiaques. Pour le plus grand plaisir du correspondant de CQFD en goguette…



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