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Christiane Passevant
Trois chef d’œuvres restaurés : Les Lèvres rouges de Harry Kümel, Le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio de De Sica, Blue Velvet de David Lynch…
Article mis en ligne le 16 juin 2020
dernière modification le 24 juin 2020

par C.P.
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Trois chef d’œuvres restaurés au cinéma et en DVD-BR : Les Lèvres rouges de Harry Kümel, Le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio de De Sica, Blue Velvet de David Lynch…

Les Lèvres rouges (Daughters of Darkness) de Harry Kümel (1971)

Un jeune couple en voyage de noces séjourne dans un hôtel de luxe et désert d’Ostende alors que des crimes de jeunes femmes, vidées de leur sang, se perpétuent et semblent l’œuvre d’un tueur venu d’un autre âge.

Les Lèvres rouges reprend le mythe de la Comtesse sanglante, merveilleusement incarnée par une Delphine Seyrig mystérieuse et fascinante. Sa voix, dans la version anglaise et française, est juste d’une beauté maléfique, troublante, et colle au décor, glacial pour le luxe suranné de l’hôtel et inquiétant des plages vides.
Décadence, sexe, meurtres et un rebondissement final inattendu…

Le film, au cinéma seulement 4 jours en mars dernier, a déjà connu un vif et bref succès, de même que le DVD vite épuisé. Sur les écrans le 22 juin.

Le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio de De Sica (1970)

À Ferrare, dans le grand jardin de la riche famille juive des Finzi-Contini, Micol et son frère Alberto vivent quelque peu reclus et invitent leurs amis juifs à venir jouer au tennis. Nous sommes en 1938, le régime de Mussolini instaure les premières lois raciales qui provoquent, pour certaines personnes, la crainte du modèle nazi et des déportations, pour les autres, l’incrédulité d’une ségrégation par l’État fasciste, sinon son déni. Dans ce contexte, se nouent des histoires amoureuses sur fond de différences de classes et de résistance.

Le Jardin des Finzi-Contini est certainement l’un des plus grands films italiens, avec le Conformiste de Bernardo Bertolucci, sur la répression durant la période fasciste envers l’opposition politique et la communauté juive italienne.
Sur les écrans le 22 juillet.

Blue Velvet de David Lynch (1987)

D’étranges événements semblent troubler la ville de Lumberton, en Caroline du Nord malgré le vernis de conformisme qui la caractérise. Derrière les rideaux des maisons, malgré les pelouses impeccables et le passage d’un camion de pompiers souriants rappelant le mythe de la petite maison dans la prairie, le mystère rôde après la découverte dans un champ d’une oreille humaine coupée.

Jeffrey Beaumont décide alors d’enquêter sur cette découverte pour le moins morbide et se trouve mêlé sentimentalement aux histoires glauques d’une chanteuse de boîte de nuit, malgré elle sous l’influence d’un gangster sadique, joué par un Dennis Hopper stupéfiant, malsain, fantastique, notamment lorsqu’il interprète, en transe, une chanson, façon crooner… Impossible non plus d’oublier le plan-thriller du tuyau d’arrosage et l’oreille coupée qui évoque Eraserhead (1977)…
De plus, la copie restaurée offre 50 minutes de scènes coupées et inédites en HD.

Trois chefs-d’œuvre à voir ou à revoir aussi pour la beauté de l’image et des contrastes…
À partir du 22 juin pour Les Lèvres rouges (Daughters of Darkness) de Harry Kümel, du 22 juillet Le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio de De Sica et très prochainement Blue Velvet de David Lynch.




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