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Miguel Chueca
Piazza Fontana, 50 ans après
Article mis en ligne le 11 décembre 2019
dernière modification le 17 décembre 2019

par C.P.
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Il y a cinquante ans, le 12 décembre 1969, à 16 h 37, une bombe explosait dans les locaux bondés de la Banque nationale de l’agriculture, située piazza Fontana à Milan, causant 17 morts, dont 14 sur le coup, et 88 blessés. Rien de tel ne s’était produit en Italie depuis les années de la guerre.

Peu avant, à 16 h 25, on a trouvé une autre bombe à la Banque commerciale italienne de la même ville. Pour une raison qu’on ignore, celle-ci ne s’est pas déclenchée. Quatre heures plus tard, malgré l’importance de la trouvaille, la police choisit de la faire sauter. À Rome, le même jour et presque à la même heure – entre 16 h 30 et 17 h 20 –, d’autres bombes éclatent, une à la Banque nationale du travail et deux de plus au monument au morts de la piazza Venezia. N’ayant causé que peu de dommages, elles seront vite oubliées, mais la quasi-simultanéité des attentats laisse à penser à une action concertée par des groupes terroristes puissants et très bien organisés, c’est-à-dire tout le contraire de ceux qui seront accusés en premier.

Au lendemain du 12, c’est un passé bien lointain que les autorités et les journalistes ont en tête : l’affaire de la tuerie au théâtre milanais du Diana (21 morts et 80 blessés), un massacre dû à l’effroyable bévue de quelques jeunes anarchistes qui visaient le seul préfet Gasti, responsable de l’arrestation de Malatesta et de plusieurs de ses compagnons. Convaincues que les auteurs de la tuerie de la piazza Fontana doivent être recherchés chez les lointains disciples de Malatesta, dès la soirée du 12, les autorités policière opèrent un coup de filet parmi les membres des groupes libertaires de Milan, dont la quasi-totalité sera d’ailleurs bien vite libérée. Parmi les rares exceptions, deux hommes dont le nom est indissolublement lié depuis au souvenir de la piazza Fontana : le cheminot Giuseppe Pinelli – un « anar » à l’ancienne, résistant antifasciste à 15 ans – et l’ex-danseur Pietro Valpreda.

Mort « accidentelle » d’un anarchiste
Pinelli, âgé alors de 41 ans, fréquente le cercle anarchiste du Ponte della Ghisolfa de Milan et il passe régulièrement à un autre local anarchiste, situé via Scaldasole. Là, vers 19 h, à peine informé de ce qui s’est passé à la banque de l’Agriculture, il tombe sur le commissaire Calabresi et deux de ses hommes. Celui-ci l’invite à le suivre à la préfecture de police pour y répondre à quelques questions sur « ce fou de Valpreda ». Le 15 décembre, après trois jours d’interrogatoires, au cours desquels, sans raisons sérieuses, il est passé peu à peu du statut de témoin à celui de suspect, Pinelli tombe du quatrième étage de la préfecture.

Les policiers et leurs chefs donnèrent quelques explications fort embarrassées d’une défenestration qui suscita l’ironie mordante de Dario Fo dans Mort accidentelle d’un anarchiste. Le préfet Marcello Guida – ex-haut fonctionnaire du régime fasciste, directeur du confino (centre de relégation) du Ventotene – expliqua d’abord que, se voyant impliqué dans le massacre, Pinelli avait choisi de se suicider. On raconta même que, avant de sauter, Pinelli se serait exclamé : « C’est la fin de l’anarchie ! » Comme peu de gens pouvaient se satisfaire d’une version aussi calamiteuse des faits, les juges choisirent enfin l’explication du « malaise actif » : se tenant debout tout près de la fenêtre, dans une toute petite pièce enfumée et pleine de monde, Pinelli se serait penché au-dehors et, pris d’un malaise, serait passé par la fenêtre.

Curieusement, on ne trouva pas de traces de blessures sur ses mains et ses bras, alors qu’instinctivement une personne qui tombe songe toujours à se protéger la tête avec ces parties du corps. Dans La notte che Pinelli (en français, Les Ailes de plomb, Verdier, 2010), Adriano Sofri a fait remarquer aussi qu’aucun des six ou sept policiers présents dans la pièce ne pensa à descendre dans la cour pour voir dans quel état pouvait bien être le pauvre Pinelli après son vol plongeant. Comme si tous savaient qu’il était déjà mort avant de tomber par la fenêtre.

Valpreda, un coupable tout désigné
Qui est ce « fou de Valpreda » dont Calabresi a parlé à Pinelli, et qui est déjà le point de mire de la police dès le soir du 12 décembre ? Après quelques condamnations pour de petits délits, il se met à la danse moderne et découvre l’anarchisme, en lisant les livres de Bakounine, Kropotkine et Malatesta. Devenu danseur professionnel, il roule sa bosse un peu partout en Italie, et fréquente sporadiquement les petits groupes libertaires de Milan, jusqu’à ce que, atteint de la maladie de Buerger, il doive abandonner la danse. Il ouvre alors à Rome, où il s’est installé en 1969, une petit atelier d’artisanat, où il fabrique des bijoux fantaisie et des lampes Tiffany.

Début 1969, il se brouille avec Pinelli [1], qui ne supporte plus ses outrances verbales et ses incantations révolutionnaires. Installé à Rome, et de plus en plus isolé dans son milieu, il quitte le Cercle Bakounine pour fonder avec quelques très jeunes gens le Cercle du 22 mars, où il se distingue par des propos exaltés. Après l’attentat, on saura que deux des militants du cercle étaient des agents du renseignement. Un autre, un certain Mario Merlino, « converti » depuis peu à l’anarchisme, avait été inscrit d’abord au MSI (Mouvement social italien), le principal parti néofasciste du pays, puis avait milité quelque temps au sein de l’Avanguardia Nazionale, un groupe néofasciste plus radical que le MSI. Après l’affaire de la piazza Fontana, le louche Merlino devait revenir à ses premiers amours – si tant est qu’il les eût jamais quittés – et, devenu professeur de philosophie et d’histoire, traduisit en italien Les Poèmes de Fresnes, le dernier livre du fasciste français Robert Brasillach.

Mais revenons à Valpreda. Arrivé à Milan le 12 au matin pour être entendu au Palais de Justice par le juge Amati à propos des attentats d’avril, il est arrêté le 15, à la sortie du Palais, puis transféré le lendemain à Rome, où le juge Occorsio l‘accuse formellement d’être l’auteur du massacre de la piazza Fontana. L’accusation repose tout entière sur le témoignage d’un chauffeur de taxi appelé Cornelio Rolandi, qui pense avoir chargé l’auteur du massacre sur la piazza Beccaria et l’avoir mené à la Banque de l’agriculture. À l’en croire, le client lui a demandé de le conduire via Albricci, pourtant toute proche de la place mais, quand la voiture a dépassé la piazza Fontana et se trouve via Santa Tecla, il le prie de s’arrêter un petit moment, le temps de passer à la banque de l’Agriculture. Rolandi affirme l’avoir vu, dans son rétroviseur, pénétrer dans la banque [2]. Après quelques minutes d’attente, il le charge à nouveau et le laisse enfin via Albricci. D’après lui, l’homme avait un gros sac à la main en partant la première fois, qu’il n’avait plus en revenant dans le taxi.

Rolandi dressera pour la police un portrait de son client, qui sera complété le lendemain, à Rome, par une séance d’identification « à l’américaine », où Valpreda comparaît flanqué de quatre policiers. Rolandi le reconnaît tout de suite, ce à quoi Valpreda réagit très vivement, se mettant en colère et lui demandant s’il l’avait vraiment regardé.

C’est sur cette seule preuve que va reposer l’accusation contre Valpreda, si on laisse de côté cette verroterie – similaire à celle dont on se sert pour la confection des lampes Tiffany – apparue comme par magie, un mois et demi après les faits, dans le sac qui avait contenu la seconde bombe de Milan. Mais qu’importe cette petite facétie policière, qui disparaîtra bien vite du dossier, puisque l’affaire a été rondement menée et que, quatre jours après le 12, la justice tient déjà le coupable, « la bête humaine » responsable du massacre.

Qu’importe l’absurdité de la situation, avec un terroriste empruntant un taxi sur 150 mètres environ pour aller commettre un massacre, un terroriste qui, de surcroît, entre dans le taxi et en descend deux fois, comme s’il voulait à tout prix que le chauffeur ne puisse pas oublier cette course-là [3].

Qu’importe que la description de son client faite par Rolandi concorde peu avec certains des traits distinctifs de Valpreda, avec sa taille, sa démarche, ses vêtements, la longueur de ses favoris, et même avec sa façon de parler, puisque Rolandi n’a pas relevé chez son client la principale caractéristique de la façon de parler de Valpreda, qui prononçait les « r » à la française.

Qu’importe aussi la séance d’identification à laquelle Valpreda participe le 16 décembre, les traits tirés, avec une barbe de deux jours et portant des vêtements défraîchis, après que, faisant fi de toutes les règles, Marcello Guida ait montré à Rolandi une photo de Valpreda en lui disant : « Voici la photo de l’homme qu’il faut reconnaître. » Et après lui avoir appris qu’il toucherait 50 millions de lires s’il aidait à faire arrêter l’auteur du massacre.

Et qu’importe enfin l’alibi fourni à Valpreda par sa grand-tante Rachele, assurant que Pietro était resté chez elle tout l’après-midi du 12, fatigué et malade. Un alibi qui fut jugé irrecevable à cause de la complaisance supposée de Rachele à l’égard de Valpreda et des prétendues « contradictions » de son témoignage. Qu’importe tout cela, puisque les autorités policières et judiciaires avaient décidé dès le 12 décembre qu’elles savaient déjà qui était le coupable.

Vers la vérité : la piste noire
Pendant que les autorités policières s’emploient à fabriquer leur « piste rouge » tant bien que mal, et plutôt bien si on en juge par les résultats immédiats, d’autres voix ont commencé à se faire entendre à l’écart du vacarme médiatique. La contre-attaque est menée d’abord par quelques journalistes, avocats et magistrats qui refusent la version officielle des faits et, après avoir essuyé le refus de nombreux éditeurs, parviennent à publier Le bombe di Milano, le premier ouvrage sur l’événement, paru en avril 1970. Peu après, le 20 juin, les compagnons de Pinelli et Valpreda éditent la contre-enquête La strage di Stato (Le massacre d’État), dont le titre évoque un coup monté avec la participation d’agents de l’État. Mais ce sont alors des voix qui clament dans le désert.

Et pourtant, bien avant déjà, très précisément le 16 décembre 1969, une autre vérité a commencé à pointer. Ce jour-là, un certain Guido Lorenzon s’est présenté au cabinet du procureur de Trévise et lui a rapporté les confidences d’un de ses amis, le néo-fasciste Giovanni Ventura, à propos des attentats du mois d’août contre les trains et de ceux de décembre à Milan. C’est là que – après la pantomime des débuts – est posée la première pierre de l’enquête sur la tuerie de la piazza Fontana. Mais il faudra encore du temps pour qu’on puisse étayer les déclarations de Lorenzon sur des indices solides.

Ces premiers indices apparaissent en novembre 1971, avec la découverte d’une cache d’armes chez l’ingénieur Marchesin, qui de fil en aiguille amène les enquêteurs sur la trace d’Ordine Nuovo, l’organisation paramilitaire à laquelle appartiennent les frères Ventura ainsi que le néo-nazi Franco Freda, libraire de son état à Padoue. Le mois suivant, on trouve, dans un coffre ouvert au nom de proches de Ventura, des documents sur les agents des services secrets opérant en Italie et sur les groupes néo-fascistes, qui confirment en partie le récit de Lorenzon.

Courant 1972, deux informations cruciales, qui somnolaient depuis plus de deux ans dans on ne sait quels placards, sont portées à la connaissance du juge D’Ambrosio : 1) Freda a acquis en septembre 1969, dans un magasin de Bologne, des timers identiques à ceux qui ont servi à confectionner les bombes du 12 décembre à Milan ; 2) le sac contenant la seconde bombe de Milan a été acheté le soir du 10 décembre 1969 dans une boutique de Padoue, avec trois autres sacs de la même marque Mosbach-Gruber. Une des vendeuses a reconnu Freda comme l’auteur de l’achat, mais elle se rétractera quelque temps plus tard.

Le marathon judiciaire : des portes qui s’ouvrent et... se ferment
Le marathon judiciaire entamé au lendemain du 12 décembre 1969 se prolongera jusqu’en 2005 et il sera marqué – excusez du peu – par cinq instructions et dix procès. Dans les années qui succèdent à la première « résolution » de l’affaire, les juges chargés des nouvelles enquêtes judiciaires tireront de l’ombre de nombreux personnages, tous issus des milieux néofascistes et néonazis (Delle Chiaie, Digilio, Fachini, Maggi, Pozzan, Rauti, Rognoni, Siciliano, Zorzi, etc.), ainsi que des services de renseignement de l’État (Giannettini, Labruna, Maletti, Tanzilli, etc.), alors que la « piste rouge » est enterrée définitivement.

Quant à Valpreda [4], grâce à une loi ad personam [5], il put sortir de prison après 1 100 jours d’emprisonnement sans que la justice ait statué encore sur sa participation au massacre. Il fallut attendre 1981 pour qu’il soit acquitté enfin, pour insuffisances de preuves, une sentence confirmée en cassation en 1987.

Les enquêtes judiciaires permirent de documenter la stratégie de la tension adoptée par l’extrême droite italienne pour combattre le « péril communiste » que représentaient à ses yeux les étudiants gauchisants de l’après 68 et un mouvement ouvrier très combatif, tout particulièrement durant « l’automne chaud » de 1969. Un automne qui connut son point critique avec la mort à Milan de l’agent de police Annarumma, tué dans des circonstances assez obscures le jour de la grève générale du 19 novembre, une mort qui indigna les forces de l’ordre et renforça le désir d’un gouvernement fort dans une partie de l’opinion publique italienne. C’est de ce jour qu’on fait partir lesdites « années de plomb », qui se prolongèrent jusqu’en 1984, avec l’attentat contre le train Naples-Milan, qui suivit l’effroyable tuerie de la gare de Bologne, en août 1980. Des attaques terroristes qui, à l’instar de celle de la piazza Fontana, ne furent revendiquées par personne.

On lit souvent que, malgré l’endurance de la justice italienne et sa longue obstination de 36 ans, il n’y a toujours pas de coupables pour l’attentat de la piazza Fontana, en suggérant qu’on n’en saurait guère plus aujourd’hui qu’en 1974, quand Pasolini rédigea son fameux « Io so » [6] [Moi, je sais] : « Moi, je sais les noms des responsables du massacre de Milan du 12 décembre 1969. [...] Mais je n’ai pas les preuves. Pas même les indices. » Cela n’est pas tout à fait vrai. Dans sa sentence de mai 2005, la Cour de cassation a affirmé que la « responsabilité » de Freda et Ventura dans l’attentat de la piazza Fontana avait été bel et bien établie. Mais le vrai problème n’est pas qu’on ne sache pas : le problème est que, tout en sachant – ou croyant savoir –, la justice ait dû reconnaître que, à cause d’une sentence antérieure, les deux fascistes ne pourraient plus être condamnés.

Il y a cependant une chose que nous ignorons encore : à savoir, qui est entré dans la Banque de l’Agriculture pour y déposer cette bombe qui éclata le 12 décembre 1969 à 16 h 37 et dont le fracas n’est jamais tout à fait retombé [7]. Pour le moment, 50 ans après, personne n’a su répondre à cette question.

Il est bien évident que nous aurions eu bien plus de chances d’avoir une réponse si l’enquête avait été menée autrement dès le 12 décembre, si on n’avait pas privilégié une piste rouge très peu crédible, si des pièces importantes du dossier n’avaient pas été détruites ou n’avaient pas disparu, si des fonctionnaires du renseignement n’avaient pas aidé des fascistes soupçonnés à quitter le pays, etc.

Et, enfin, il y a une question qui nous importe toujours et dont la justice italienne ne s’est plus guère souciée : comment et pourquoi Giuseppe Pinelli est tombé du quatrième étage de la préfecture de police de Milan, trois jours après l’attentat de la piazza Fontana.

Notes :

[1Cette brouille aurait dû interdire d’emblée toute idée d’une complicité possible des deux hommes dans l’attentat du 12 décembre. Ne parlons même pas du peu de goût qu’avait Pinelli pour les actions violentes et a fortiori pour une action barbare de ce genre.

[2D’après certains auteurs, il aurait été impossible d’apercevoir l’entrée de la Banque de l’agriculture à partir de via Santa Tecla.

[3Les bizarreries de la course demandée par le client de Rolandi pourraient s’expliquer si on imaginait que le client chargé par lui n’avait été là que pour brouiller les pistes et non pour aller déposer une quelconque bombe à la Banque de l’agriculture. Les choses seraient cependant différentes si ce personnage avait été réellement le sosie de Valpreda, comme cela a été suggéré ici et là. En revanche, on ne peut pas douter que ce client ait été partie prenante de l’attentat : si ce n’était le cas, il se serait sans doute manifesté dès la publication des révélations de Rolandi pour se faire connaître et démentir toute participation à l’attentat. Or il se trouve que personne ne l’a fait.

[4L’acquittement de Valpreda n’a pas empêché que tel ou tel s’efforce encore de le mouiller dans l’affaire, le cas le plus étonnant étant celui du journaliste Paolo Cucchiarelli qui, dans son livre Il segreto di Piazza Fontana (2012), a avancé l’hypothèse que, le 12 décembre 1969, on aurait posé deux bombes à la Banque de l’agriculture. L’une l’aurait été par des néofascistes cherchant à causer le plus de victimes possible. L’autre, une bombinette à peu près inoffensive, aurait été mise là par Valpreda pour faire juste un peu de barouf. Ce journaliste penche aussi pour la thèse des deux sosies, les deux hommes à la bombe se ressemblant suffisamment pour que le chauffeur de taxi Rolandi ait pu confondre Valpreda et le vrai responsable de la tuerie. Ici, on voit qu’on a résolument quitté la tragédie pour la comédie burlesque, celle des Marx Brothers ou l’italienne, au choix : dans son brillant essai 43 anni. Piazza Fontana, un libro, un film, Adriano Sofri imagine les deux hommes tombant nez à nez à l’intérieur de la banque, chacun avec sa bombe dans un sac...

[5Elle fut d’ailleurs baptisée de son nom « loi Valpreda ».

[6Paru in Corriere della Sera, 14 novembre 1974.

[7Un fasciste « repenti », Carlo Digilio, assura que le principal auteur matériel du massacre avait été Delfo Zorzi, membre de la cellule vénitienne d’Ordine Nuovo, reconnu coupable par la justice d’avoir commis des attentats mineurs et participé aux réunions de la cellule padouane d’ON où furent préparés les attentats de l’été 1969 contre les trains. Un autre néo-fasciste, Nico Azzi, aurait rapporté la même information à propos de D. Zorzi (cf. Stefano D’Auria, Rassegna penitenziaria, n° 2, 2012, « Piazza Fontana. Dopo l’evento più nero, il processo più lungo... », p. 66, note 85).


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