DIVERGENCES 2
Revue libertaire internationale en ligne
Descriptif du site
Christiane Passevant
Basquiat. Un adolescent à New York (Boom For Real). Film de Sara Driver
(Sortie 19 décembre 2018.)
Article mis en ligne le 17 décembre 2018

par C.P.
logo imprimer

Basquiat
Un adolescent à New York (Boom For Real)

Film de Sara Driver (19 décembre 2018)


Le titre du film de Sara Driver, Boom For Real, est traduit en français par Basquiat. Un adolescent à New York. Si Jean-Michel Basquiat est certainement emblématique de la ville à la fin des années 1970, le film est avant tout sur New York et les mouvements politiques et artistiques qui ont animé cette période juste avant l’arrivée de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis, en janvier 1981.

Ces années-là, comme le montre très bien le film de Sara Driver grâce aux archives et aux témoignages, sont des années où la création a été libre, fusant dans toutes les directions, dans un Down Town, un centre ville complètement déserté. Le film de Sara Driver est un document passionnant sur cette époque où tout semblait possible, où l’on cassait les codes obligés de l’art pour s’exprimer dans tous les domaines sans penser à la consécration ou à la réussite, qui laisse se profiler la récupération par le business. Jean-Michel Basquiat est alors très jeune, vit plus ou moins dans la rue ou squatte chez les personnes qu’il croise — il était partout dit un des témoins —, il s’imprègne de tous les courants — mouvements hip-hop et punk rock, événements politiques, violences raciales… —, et finalement il va symboliser une expression graphique, une création libérée.

Ce qui a suivi, ce sont les années Reagan, et là c’est une autre histoire, celle d’un quartier et d’une lutte que Seth Tobocman raconte dans son roman graphique, Quartier en guerre. New York années 1980 (éditions CMDE). À la déliquescence d’une ville qui donnait la liberté d’explorer des expressions, d’expérimenter de nouvelles formes artistiques, succédèrent la politique sécuritaire et, très vite, les spéculations immobilières dans le quartier populaire du Lower East Side de New York. La gentrification démarre et donc il s’agit de chasser une population modeste ou marginale du centre ville pour installer des super marchés et des logements pour yuppies. Wall Street et la haute finance n’est pas loin, accompagnée par la dérégulation de l’économie et la renaissance de la droite états-unienne.

Dans Boom For Real, en français Basquiat. Un adolescent à New York, la réalisatrice fait office d’archéologue en faisant découvrir ou redécouvrir une ville, son histoire dans un moment particulier : les derniers sursauts d’une contre-culture sans frontières, et des artistes spontanés qui savaient partager, échanger, créer…
Le film de Sara Driver, Basquiat. Un adolescent à New York, est politique, musical et bien plus.
Entretien avec Sara Driver.

Christiane Passevant : Je suis très impressionnée par la manière dont vous avez construit votre film, évidemment sur les débuts artistiques de Basquiat, mais surtout sur la ville de New York. Ainsi l’émergence de l’œuvre de Jean-Michel Basquiat s’inscrit dans le contexte social, historique et politique de cette époque particulière du tournant des années 1970-1980. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?

Sara Driver : Tout vient de mon amie Alexis Adler, une scientifique et une importante embryologiste au plan mondial. Elle a vécu avec Jean-Michel entre 1979 et 1980, tout le monde le savait. Il a peint un magnifique mural sur un mur de son appartement, et la porte de la salle de bains.
Lorsqu’en 2012, un ouragan a provoqué des inondations dans le quartier du Lower Side à New York, elle s’est alors souvenue qu’elle gardait depuis trente ans des dessins et des œuvres qu’il avait laissés chez elle. Tout était dans une banque en zone inondée, donc elle est allée voir ce qu’elle pouvait récupérer. Elle a ainsi retrouvé une soixantaine de dessins, des écrits, des carnets de notes et plus de 150 photos qu’elle avait prise de lui lorsqu’il vivait chez elle. Mais elle les avait oubliés. En allant boire un thé chez elle, elle m’en a parlé, et deux ou trois semaines après, elle m’a tout montré, ainsi que des vêtements qu’il avait peint. En voyant les photographies, les travaux, j’ai compris que c’était une incroyable ouverture sur l’œuvre de Jean-Michel Basquiat, en même temps que sur la ville de New York, à cette époque. L’importance du contexte qui avait nourri son œuvre artistique était évidente et il était important de le montrer. Les artistes ne sortent pas de nulle part, ils et elles font partie de leur temps. En faisant ce film, j’ai découvert beaucoup de choses sur lui.

Il a quitté sa famille à 16 ans et s’est formé lui-même en rencontrant beaucoup de monde, Jim Jarmush, Diego Cortez, Fab Five Freddy et bien d’autres dans le quartier, et il s’est imprégné de leurs idées… Je me souviens avoir dit au monteur en commençant le montage du film : « nous avons deux fantômes dans ce film, La ville de New York et Jean-Michel. » Cette ville de New York n’existe plus et Jean-Michel n’est plus là. Et c’est cette découverte qui a été déterminante pour moi, de plus j’étais présente et je connaissais très bien cette époque. J’ai eu des difficultés pour obtenir les financements du film, alors j’ai acheté une caméra et j’ai commencé à filmer avec une équipe réduite. C’est formidable de travailler avec une petite équipe, le frère de Jim Jarmush, un jeune assistant, un ingénieur du son et moi-même. C’était un tournage intime et en fait c’était très proche des pratiques que nous avions à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

CP : Le fait d’avoir peu de budget stimule parfois l’imagination.

Sara Driver : Oui. Les limitations jouent dans un sens positif. Il faut dire aussi que de nombreux artistes, qui ne me connaissaient pas personnellement, mais avaient entendu parler du projet, et qui étaient les témoins de cette époque, voulaient parler autant de notre histoire que de celle de Jean-Michel Basquiat.

CP : Je ne dirais pas que les témoins montrent une certaine mélancolie, mais plutôt un enthousiasme empreint de nostalgie à propos d’une époque où tout semblait possible.

Sara Driver : Nous étions très jeunes et très excité.es à propos d’idées, d’essayer des choses, tout étant ok si la réussite n’était pas au rendez-vous. Notre attitude était de faire, juste de faire sans se préoccuper du reste… Prends une guitare, même si tu ne sais pas jouer, et lance toi. L’idée de faire du fric n’existait pas. Jean-Michel semble être le seul à s’être intéressé à la valeur de son travail. Quant à nous, être publié.es dans un magazine underground, c’était super. J’en parlais récemment avec Fab Five Freddy, ce n’était l’argent qui était important, mais échanger des idées, faire de l’art et trouver notre voie.

CP : C’est le point important dans le film, un courant, un moment où les gens veulent s’exprimer, créer… Et là-dedans Jean-Michel Basquiat est presque le contraire ; il est ambitieux et il est conscient de son potentiel à créer. Son exemple est Andy Warhol qui, selon moi, est aussi un artiste intéressé par l’argent. Donc Jean-Michel est en quelque sorte le contre exemple des artistes qui animaient cette période et la nourrissaient.

Sara Driver  : C’est une bonne analyse. Mais tout a changé après 1981. Désormais il était question d’argent avec le boom de l’art et la gentrification. Cette forme de liberté que nous avons eu alors a disparu lorsque les banques et les hommes de lois se sont emparés de l’industrie du cinéma, les studios avaient même leurs propres sections de cinéma indépendant. Tout a changé, tout a été phagocyté par le monde de l’argent. De nombreux artistes comme JG Ballard en ont tiré profit…

CP : Ils ont anticipé…

Sara Driver : Absolument, ils ont anticipé ce qui est arrivé. C’est aussi très important pour comprendre le travail de Jean-Michel Basquiat.

CP : C’est différent pour le grapheur qui peint les métros, Lee Quiñones qui se raconte une histoire et crée librement. Mais Jean-Michel Basquiat est sur un autre rapport à la création.

Sara Driver : Oui. Quand, par exemple, il utilise consciemment la signature SAMO.

CP : Jean-Michel Basquiat est devenu une sorte d’icône de liberté, ce qui pour moi est exactement le contraire. Il est brillant, créatif, mais dans un certain sens, il est aussi opportuniste.

Sara Driver : C’est vrai et c’est ce qui l’a tué. Toute cette pression l’a tué à l’âge de 27 ans.

CP : Cette période est aussi importante, c’est avant l’arrivée de Reagan au pouvoir, élu en 1981. C’est la fin abrupte d’un cycle qui remonte aux beatniks, hippies…

Sara Driver : C’est cela, c’est pourquoi le film se termine avant Reagan.
Cela me fait penser lorsque Reagan s’est rendu dans le sud du Bronx, qui était à moitié brûlé, en ruines. On voit l’état du quartier dans le film d’horreur Wolfen de Michael Wadleigh. Donc Reagan a visité le quartier et a donné de l’argent pour le quartier, mais pas pour le reconstruire, non, pour peindre en trompe l’œil sur les immeubles, par exemple, des images de chats assis aux fenêtres, ou bien de rideaux aux fenêtres alors que les bâtiments étaient inoccupés et que les gens n’avaient pas de quoi se loger. Les gens du Bronx lui ont jeté de tout et ceux qui l’accompagnaient ont dû le protéger pour qu’il regagne, avec Nancy Reagan, sa voiture. Si l’on fait la comparaison avec aujourd’hui, nous avions un président de série B et maintenant nous avons un président de Télé réalité. Il y a des similitudes entre ces années Reagan et aujourd’hui.

CP : On se dit toujours, cela ne peut pas être pire…

Sara Driver  : Et c’est pire…(rires) Durant la présidence de Bush senior, j’étais même embarrassée de dire que j’étais états-unienne.

CP : Avec tout ce matériel, archives, stock-shots, œuvres, témoignages… Il a fallu combien de temps de montage ?

Sara Driver : Ce qui est formidable avec le documentaire, c’est que l’on peut le réaliser pendant des années. On a le temps de regarder le matériel, de revenir sur la réalisation. Pour Boom of Real (Basquiat en français), cela a pris quatre ans pour le terminer. On m’a donné deux mille photos parmi lesquelles j’ai du choisir. Toutes les personnes qui ont participé à ce projet ont été d’une générosité incroyable. C’est pourquoi à la fin du film, je parle de collaborateurs et de collaboratrices. Sans parler de la musique ; j’ai écrit aux musiciens pour obtenir les musiques de l’époque et leur soutien m’a fait revenir à ce moment, le tournant des années 1970-1980, où la collaboration était la règle. Dans mes propres archives, j’ai découvert des rushes que j’avais tournés en super 8 de Max Roach et de Fab Five Freddy. J’avais complètement oublié ces tournages. En fait, pendant la réalisation du film, j’avais l’impression d’être une sorte d’archéologue…

CP : sociologue aussi…

Sara Driver : Sociologue aussi. Une double qualification ! J’ai beaucoup appris sur le monde dans lequel j’ai vécu. Parce que au moment où on le vit, il n’y a pas le recul nécessaire pour analyser, avoir conscience de ce qui se passe. Il y a quelques années, un show a été organisé montrant les artistes, les musiciens, les cinéastes, les peintres, les sculpteurs, toutes les performances qui avaient eu lieu à cette époque et je me souviens m’être dit : « c’est dingue, nous avons vraiment semé des graines en chacun de nous ». C’était une sorte de laboratoire de l’art, de medias, d’expériences, et surtout nous avions ce sentiment que peu importait si l’on réussissait ou pas. Il fallait juste essayer. Alors que maintenant, la pression qui est mise sur les jeunes vient du fait que la réussite est obligatoire. Le résultat est que l’on ne peut que se sentir coincé.e. Il faut se planter pour se relever, apprendre ce que l’on veut ou pas, savoir où l’on veut aller.

CP : L’impression également qui ressort est qu’il n’y avait pas de compétition et donc pas de hiérarchie. Or ce sont les outils du système, du contrôle…

Sara Driver  : Du capitalisme !

CP : Pour moi votre film est politique.

Sara Driver : Certainement. Je l’ai compris une fois le film terminé. J’ai fait ce film pour les nouvelles générations, parce que je pense que cet engouement pour les Smartphones et les ordinateurs peut-être contreproductif. On ne trouve pas d’idées en envoyant des emails, on ne crée pas avec ce type du matériel, il faut échanger, s’asseoir et discuter ensemble. C’est presque une forme de fascisme de la communication. Aujourd’hui, à première vue, on communique plus, mais en fait on communique moins car les limites sont présentes partout. J’aimerais que les jeunes aient le courage d’échanger réellement, de créer, de faire leurs propres spectacles, comme certains et certaines le font avec le Time Square Show. Les communautés d’artistes se développent. C’est un espoir. Mais il faut sortir de l’ordinateur. Il faut se rencontrer, être uni.es, c’est cela que montre le film.

CP : C’est certainement le point essentiel du film. Vous avez enseigné le cinéma, donc c’est le rôle de donner, de passer…

Sara Driver : Oui. Je veux susciter. C’est ma vie. Peu importe le nombre de films que j’ai réalisé ou pas, si je peux susciter des idées, pour moi c’est l’essentiel. Oui, des prises de conscience.

CP : C’est le plus important dans la vie, sinon quoi ? Faire du fric ?

Sara Driver : Exactement. Il faut encourager les échanges d’idées. Nous avons besoin d’idées nouvelles. Il y a trop de règles. Par exemple pour les jeunes cinéastes, ils et elles font les mêmes films, des films similaires en termes de structure. Je me suis sentie déprimée lorsqu’une jeune cinéaste m’a expliquée que son premier film avait été projeté dans plusieurs festivals et qu’elle avait pu à ces occasions rencontrer d’autres cinéastes, discuter avec le public, un peu partout dans le monde. Alors que pour son second film, projeté sur Netflix, les seuls échos ou échanges qu’elle a eu étaient par twitter. Or les échanges avec le public et les autres cinéastes sont absolument essentiels pour avancer.

CP : C’est aussi une manière d’isoler les individus.

Sara Driver : Boom For real montre aussi le danger de la rue à cette époque. De ce fait, nous étions beaucoup plus conscients et conscientes des autres. Mes premiers films racontent cette ambiance spécifique, étrange et les échanges humains qui en résultaient. Maintenant, les gens marchent avec leur Smartphone dans la main sans même remarquer leur environnement. Ils ne font que regarder l’écran de leur téléphone et ne voient pas les gens autour. La nuit, si l’on regarde par la fenêtre dans la rue, on peut voir tous ces gens qui marchent en regardant la lueur de leur téléphone !

CP : J’aime particulièrement deux films de Jim Jarmush, Dead Man et Only Lovers Left Alive. La manière dont la ville de Détroit est montrée dans Only Lovers Left Alive, est-ce qu’il y a un lien avec le New York de votre film ? D’une part, la déliquescence de la ville et par ailleurs la créativité des artistes qui habitent la ville.

Sara Driver : Comme New York, Détroit était dans les années 1970 la ville d’un empire industriel. Et quand l’industrie automobile est partie, la ville s’est écroulée. Je me souviens que Jim m’a appelé, lorsqu’il tournait Only Lovers Left Alive, pour me dire que les pompiers n’assuraient plus leur service en cas d’incendie. Ce qui voulait dire que la ville était abandonnée et que les magnifiques bâtiments pouvaient brûler, la ville ne pouvant plus prendre en charge le service public des pompiers. De même la ville ne paye plus pour l’éclairage des rues. On peut acheter tout un bâtiment des années 1920 pour quasiment rien. Le résultat, c’est que beaucoup d’artistes s’y installent comme jadis dans le centre de New York.

CP : C’est le même processus. La ville est abandonnée. L’habitat est moins cher. Les artistes s’y installent et ensuite c’est la gentrification ?

Sara Driver : C’est ça, mais les artistes ne le font pas exprès, ce serait se tirer une balle dans le pied. C’est ce qui s’est passé dans une ville du New Jersey, Asbury Park, où il y avait eu des émeutes dans les années 1970. Mais après que la ville ait été habitée par une population gay, les artistes ont suivi et soudain la ville a pris de la valeur.
J’aimerais faire un film essai sur la communauté portoricaine de New York, elle était si nombreuse et vivante dans la ville. On entendait la musique, on sentait la présence partout. Il reste quelques poches, mais la majorité est partie.

CP : Vos projets ?

Sara Driver : J’ai un projet par rapport à Lee Quinones, qui est un artiste incroyable. Ce serait bien de faire un film sur un artiste vivant. Son histoire est fabuleuse, il a commencé à peindre et à grapher dans la rue à 14 ans. Il faisait la maquette de ses dessins dans la salle de bains de sa mère avant de peindre les wagons du métro. Et je lui ai demandé si sa mère l’accompagnait dans les musées, comment il avait appris à dessiner et à peindre. Il m’a répondu que sa mère était folle de Burt Lancaster et de toutes stars. Donc elle l’emmenait au cinéma, mais pour lui peindre un train c’était comme faire un film. Autre chose me fascinait par rapport à New York et à ses banlieues, il y avait des courses de voitures qui s’organisaient vers 1h du matin. Des camions bloquaient une voie et les gens venaient pour parier sur les courses. Lee était impliqué dans ces courses et les peint à présent. Il ferait des installations avec des voitures et ses peintures. C’est une partie de l’histoire de New York qui est très peu connue.

J’aimerais également revenir à la fiction, et faire ce qui m’intéresse c’est de faire des films pour les enfants, parce que cela n’existe quasiment plus hormis les films produits par Pixar. Certains sont bons, mais j’aimerais explorer d’autres champs, notamment collecter des histoires, des contes du monde entier, parce que voir et comprendre les autres cultures passe par le folklore, les histoires traditionnelles. Et j’aimerais travailler les effets au moment du tournage. Et ce projet de film serait accompagné d’un livre dans lequel seraient publiées les histoires originales, et des explications de la réalisation et des trucages, car les enfants sont très intéressé.es dans la réalisation et dans les effets visuels. Et leur imagination est formidable, ce n’est pas nécessaire de tout voir. C’est un de mes projets qui me tient vraiment à cœur. Et pour la musique, qui ne sera certainement pas américanisée, je prendrai aussi des musiques du monde, donc on pourra aussi ajouter un CD dans le livre. Il est important que les enfants jouent dans les films qui leur sont destinés, parce que les enfants se projettent, s’identifient aux personnages. J’espère vraiment mener à bien ce projet, mais le financer n’est guère facile, il semble que les productions ne soient pas intéressées par des films pour les enfants aux États-Unis, et je pense que c’est fou. La coproduction n’est pas simple car il n’y a pas de traités de coproduction avec les Etats-Unis. Ce qui protège aussi la production européenne.

CP : Et en commençant par un court métrage ?

Sara Driver : Oui, c’est ce que je vais sans doute faire, mais il faut aussi trouver des financements pour un court métrage. Pour Boom For real (Basquiat), c’est un petit budget et ce sont trois productions européennes qui ont financé le film.
Quand nous avons tourné Stranger Than Paradise de Jim Jarmush, pour lequel j’étais la productrice, nous étions huit personnes dans l’équipe. Ce qui impliquait que nous avions plusieurs jobs, jusqu’à sept chacun et chacune. Et le style de réalisation, Jim a du imaginer des manières de filmer avec le budget que nous avions. Je me souviens que l’ingénieur du son faisait aussi le perchman, c’était compliqué, et il m’a demandé s’il était possible d’avoir un assistant. Et j’ai dit « absolument pas. Nous ne pouvons prendre en charge le billet pour la Floride ! » Il a donc du gérer le Nagra et la perche. Et c’était vraiment difficile.


Dans la même rubrique

8 avenue Lénine. Heureuse comme une Rom en France. Film documentaire de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun (14 novembre 2018)
le 6 février 2019
Monsieur. Film de Rohena Gera
le 21 janvier 2019
The Happy Prince. Film de Rupert Everett
le 18 décembre 2018
Retour de festival : Cinespaña 2018
le 18 novembre 2018
Ága, l’homme et la nature au bord de l’apocalyse
le 15 novembre 2018
Retour de festival. 40ème CINEMED (première partie)
le 11 novembre 2018
Black Indians. Film documentaire de Jo Béranger, Hugues Poulain et Édith Patrouilleau (31 octobre 2018)
le 11 novembre 2018
Carmen y Lola. Film d’Arantxa Etchevarria (14 novembre 2018)
le 10 novembre 2018
The Mumbai Murders de Anurag Kashyap
le 9 novembre 2018
40ème Festival international du cinéma méditerranéen — CINEMED — à Montpellier du 19 au 27 octobre 2018
le 22 octobre 2018
La Particule humaine. Film de Semih Kaplanoglu (10 octobre 2018)
le 18 octobre 2018
Guantanamera. Film de Juan Carlos Tabío et Tomás Gutiérrez Alea
le 17 octobre 2018
Tazzeka. Film de Jean-Philippe Gaud
le 16 octobre 2018
Trois films sur les écrans le 31 octobre : Sophia Antipolis de Virgil Vernier. Touch me not d’Adina Pintilie. Le grand bal de Laetitia Carton
le 16 octobre 2018
La tendre indifférence du monde. Film de Adilkhan Yerzhanov. Dakini. Film de Dechen Roder
le 16 octobre 2018
Capharnaüm. Film de Nadine Labaki
le 15 octobre 2018
Les Âmes mortes. Film documentaire de Wang Bing
le 15 octobre 2018
Sans jamais le dire. Film de Tereza Nvotova (17 octobre 2018)
le 13 octobre 2018
23e Festival Cinespaña du 5 au 14 octobre 2018 à Tououse
le 1er octobre 2018
Amin. Film de Philippe Faucon (3 octobre 2018)
le 1er octobre 2018

Évènements à venir

Pas d'évènements à venir


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.89
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2