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Christiane Passevant
Différent 10, l’autre cinéma espagnol
Article mis en ligne le 3 juillet 2017

par C.P.
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Différent 10 ! L’autre cinéma espagnol

Du 14 au 21 juin

10ème édition proposée par l’association Espagnolas en París

Cinéma Majestic Passy
18 rue de Passy - 75016 Paris


Au programme de cette 10ème édition de Différent, quinze films inédits en France, dont cinq films catalans, des fictions, des documentaires, mais aussi des rencontres avec les cinéastes, car ils et elles seront présents et présentes pour la présentation de leur film. Quinze films qui témoignent de la richesse culturelle du cinéma espagnol. On en voit peu sur les écrans français, mais ça change peut-être, car plusieurs des films de la sélection de Différent 10 ! sont présentés en avant-première, avant des sorties nationales : LA MADRE d’Alberto Marais qui ouvre le festival, ESTIU 1993 (ÉTÉ 93) de Carla Simon, EL BAR (Pris au piège) de Álex de la Iglesia, LESA HUMANITAT de Hector Faver, un documentaire sur les crimes franquistes, et QUE DIOS NOS PERDONE de Rodrigo Sorogoyen.

LA MADRE d’Alberto Marais (Espagne-Roumanie - Avant-première et sortie nationale le 14 juin).
Un adolescent de 14 ans, Miguel, est en conflit avec sa mère, mais s’occupe cependant d’elle, car elle est instable. Il refuse de retourner en foyer et joue à cache-cache avec les services sociaux. Sa mère l’envoie alors chez Bogdan, un ancien amant qui vit dans le village voisin.

SPAIN IN A DAY d’Isabel Coixet
C’est une gageure que ce film documentaire. Et il fallait le talent d’Isabel Coixet pour rendre compte d’un jour ordinaire dans le monde, à partir de centaines d’enregistrements faits par des anonymes, des gens ordinaires qui ont donc envoyé une vidéo tournée durant la journée du 24 octobre 2015.
La réalisatrice en fait un portrait étonnant de l’Espagne, tour à tour léger, rieur, grave et touchant.
Un hommage est rendu à la réalisatrice le jeudi 15 juin à 19h, à l’occasion de la projection de son film.

ESTIU 1993 (ÉTÉ 93) de Carla Simon. Avant-première le 16 juin, sortie nationale le 19 juillet.
Un premier long métrage basé sur une histoire autobiographique. Après la mort de ses parents, Frida, 6 ans, quitte Barcelone et part vivre à la campagne chez son oncle et sa tante et leur petite fille de 3 ans. Le temps d’un été, l’été 93, Frida apprend à accepter la douleur de la perte, comme ses parents adoptifs apprennent à l’aimer.

KIKI, EL AMOR SE HACE de Paco Leon (17 juin à 19h)
Cinq histoires d’amour pendant un été à Madrid. Cinq couples se découvrent des penchants sexuels inattendus. Le film de Paco Leon est une comédie décalée, dans la provoc et les tabous explosent.
Paco Leon est un comédien très connu et a déjà réalisé 3 longs métrages.

VIVIR Y OTRAS FICCIONES de Jo Sol. (Avant-première 19 juin à 19h, sortie nationale en novembre).
Pepe sort de taule et d’hôpital psychiatrique pour vol afin de bosser et Antonio, écrivain activiste tétraplégique, revendique une sexualité comme un choix politique. Deux personnages qui s’épaulent, sont solidaires et changent peut-être leur regard sur la vie. Le film, entre fiction et documentaire, a remporté plusieurs prix dont l’Antigone d’or au Festival international du Cinéma méditerranéen de Montpellier en octobre 2016.

EL BAR (Pris au piège) de Álex de la Iglesia. (Avant-première 19 juin à 21h30).
9 heures du matin. Dans un bar de quartier, plusieurs clients et clientes prennent leur café. C’est alors qu’un homme, qui vient de sortir, se fait assassiner sous leurs yeux. Tout le monde comprend alors que le bar est un piège et qu’en sortir signifie la mort. C’est le compte à rebours pour comprendre ce qui se passe et s’échapper…

Le nouveau film d’Alex de la Iglesia, El Bar ou Pris au piège, est un portrait, en huis clos, de la société. Portrait au vitriol, dont le réalisateur a le secret, qui met en scène des personnages confrontés à une situation extrême. Quelles sont les réactions lorsque la peur fait sauter les filtres sociaux et que les masques tombent ? Les fantasmes prennent le dessus et la paranoïa, très entretenue par les médias et les politiques, domine. Une réussite totale côté angoisse. Un film sur l’indifférence et l’humanité.
Le film sortira en VOD et DVD en septembre 2017.

DEMONIOS TUS OJOS de Pedro Aguilera (Espagne-Colombie - 15 juin à 21h30)
Un jeune réalisateur reconnaît sa jeune demi-soeur dans une vidéo érotique sur le net. Il décide d’en savoir plus et commence alors un voyage intime jusqu’au trouble, entre domination et manipulation.

LESA HUMANITAT de Hector Faver (17 juin à 21h30)
Ce documentaire, projeté en avant-première mondiale, donne la parole et la visibilité aux victimes du franquisme, recueille leurs témoignages, et se fixe pour but d’en finir avec l’indifférence d’une grande partie de la société et de rétablir le droit à la mémoire et à la justice. C’est un travail documentaire très important sur les victimes du franquisme. Un débat suivra en présence du réalisateur, Hector Faver, et de Soledad Luque, fondatrice de l’association “Todos los niños robados son también mis niños”.

QUE DIOS NOS PERDONE de Rodrigo Sorogoyen. (Avant-première 20 juin à 21h30, sortie nationale le 9 août).
Madrid, été 2011. La ville, en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des indignés et à la visite imminente du Pape Benoît XVI. Dans ce contexte, on confie à deux flics une enquête sur un serial killer. Une enquête qu’ils doivent mener dans la plus grande discrétion... La question est finalement de savoir si les deux flics sont différents du criminel qu’ils poursuivent. Un thriller percutant.

Un festival à suivre…



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