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Christiane Passevant
Celle qui vivra d’Amor Hakkar (14 juin)
Article mis en ligne le 3 juillet 2017

par C.P.
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1980, Algérie. Deux femmes se rencontrent, deux femmes marquées tragiquement par les guerres.

L’une est française et a perdu son fils, Simon, pendant la guerre d’Algérie vingt ans plus tôt. Elle revient sur les lieux de la mort de son fils pour savoir ce qui s’est passé. Sous l’Occupation nazie, soupçonnée d’aider à l’évasion d’un prisonnier de guerre, sa famille a été massacrée.

L’autre, Aïcha, est une enseignante algérienne. Elle a assisté à l’exécution de son père par des soldats français venus faire des représailles dans son village, de même qu’à la mort de son petit frère, Ichem, abattu par les soldats.

Aïcha, cela signifie celle qui vivra, se remémore le jour tragique de 1960 où son village a été encerclé par les militaires français, la mort de ses proches et celle de Simon.
Les deux femmes entrecroisent leurs récits, en remontant le temps et en dénouant les souvenirs de « leurs guerres », des enchaînements liés à la barbarie de la guerre, de l’Occupation, du colonialisme.

Se dévoilent ici les destins personnels de femmes anonymes prises dans la tourmente des guerres qui les broient. Quels sont les liens entre ces deux femmes ? Être toutes deux victimes d’événements qu’elles ont subis et dont, malgré tout, elles se sentent responsables, ne serait-ce que pour avoir survécu ?

Amor Hakkar, réalisateur de Celle qui vivra et de la Maison jaune, évoque les ramifications d’une mémoire enfouie, la douleur muette, la vengeance, l’ostracisme, la fatalité historique… Un récit sensible sur la mémoire, sur les mémoires mêlant le colonialisme, la guerre d’Algérie, l’Occupation.

Celle qui vivra d’Amor Hakkar est sur les écrans le 14 juin.



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