DIVERGENCES 2
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Christiane Passevant
Pax neoliberalia. Perspectives féministes sur...
Article mis en ligne le 26 juin 2017

par C.P.
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Pax neoliberalia. Perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence de Jules Falquet. Premier chapitre : « “Guerre de basse intensité” contre les femmes ? La violence domestique comme torture : réflexions à partir du Salvador ». Le second chapitre : « l’institution du service militaire en Turquie », est une nouvelle version de la préface au livre de Pinar Selek, Devenir homme en rampant (paru en 2014). Le troisième chapitre : « Les féminicides de Ciudad Juarez et la recomposition de la violence ». Le quatrième chapitre — « Luttes (dé)coloniales autour « du territoire-corps » : de la guerre à l’extractivisme néolibéral au Guatemala — est inédit et apparaît comme un prélude à un prochain essai sur Le genre globalisé : mobilisations, cadres d’actions, savoirs.

Si l’on considère que l’analyse « transversale de la violence — physique, sexuelle, émotionnelle, économique, idéelle — [met] en évidence son caractère de continuum », il est clair que son utilisation est « éminemment instrumentale », d’où son importance sociale, politique et économique. Dans le contexte des politiques néolibérales, la régression des droits des femmes, que l’on constate depuis le fameux backlash des années 1980, et les nouvelles violences à leur encontre paraissent donc faire partie d’une stratégie globale pour (re)mettre au pas celles qui auraient eu quelques velléités d’émancipation et de revendications. On peut également anticiper, et voir, dans ce que l’on peut appeler pour certains pays un terrorisme d’État aux dépens des femmes, un test qui préfigure une violence généralisée, banalisée, par exemple à Cuidad Juarez depuis l’impunité des crimes de jeunes femmes, une violence qui serait un « nouveau modèle de coercition néolibéral. »

Jules Falquet y soulève des questions essentielles : « Quel rapport existe-t-il entre l’exercice collectif et institutionnalisé de la violence et le maintien, le renforcement ou même la création des groupes sociaux, voire des différentes classes (de sexe, de race et sociales) ? Quel est le statut de la violence et quel rôle joue-t-elle à côté des dynamiques économiques, souvent seules convoquées pour penser la division du travail et, partant, les différentes classes sociales ? »

Tout en soulignant le caractère de classe, de race et de sexe de « la réorganisation de la violence », Jules Falquet montre combien l’utilisation de la terreur sur des populations civiles, en priorité sur les femmes, avec les assassinats, la torture issue de la colonisation, que cette utilisation de la terreur est un enjeu politique lié au néolibéralisme, et au service des multinationales, des États, des complexes militaro industriels…



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