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Henri Simon
Ce n’était qu’un rêve, mais demain ?
Article mis en ligne le 17 avril 2015
dernière modification le 25 janvier 2015

par C.P.
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« Il est possible de former et d’effacer des souvenirs » Pierre Maris Lledo, neurobiologiste, Le Monde 8 octobre 2014

Quand il s’était retrouvé rue de Richelieu, près de la Bourse et de l’angle de cette rue avec celle du 4 septembre, il s’était demandé ce qu’il faisait là.

Qui avait guidé ses pas en cet endroit ? Qu’est-ce qui l’y avait poussé ?

Il se souvenait avoir bien connu ce quartier. Il l’avait même après tout fréquenté pendant de longues années. La mémoire lui en revenait peu à peu mais pas de manière bien précise. 

Il y avait si longtemps que cela s’était déroulé qu’il n’arrivait même pas à situer ce longtemps. Peut-être les années 1950 ou les années 60, ou avant, ou plus tard, rien ne venait pour le dire.

C’était un fait récent, ce qui l’avait conduit jusqu’ici. Un fait précis avait alors surgi d’une circonstance fortuite et avait éveillé ce qui était enfoui de la brume épaisse de ce qu’était devenu sa mémoire : c’était ce qui avait poussé ses pas en cet endroit.

Cette brume épaisse était sans aucun doute un effet de son âge — dont il ne pouvait même plus préciser le chiffre. Même si le fait précis était bien réel, il se demandait vaguement si une quelconque manipulation invisible n’en avait pas pris l’initiative et l’avait poussé finalement là où il était maintenant. Cette pensée lui était venue, comme des éclairs de conscience, alors qu’il s’acheminait vers ce lieu comme poussé par une force impérieuse ; mais là aussi il n’arrivait jamais à préciser quoique ce soit qui aurait pu lui permettre d’aller plus loin dans une explication quelconque.

Ce que, dans cet étrange paysage lunaire qu’était devenu ce qu’on ne pouvait guère appeler malgré tout encore que sa conscience, devint une réalité bien tangible, ce fut la découverte par hasard dans un amas de papiers de famille promis à la destruction, d’une lettre qui lui avait été adressée il y avait si longtemps. Cette missive avait sombré, tout comme les faits auxquels elle faisait allusion, dans ce magma inidentifiable qu’était le chaos de sa mémoire et de la conscience du passé. C’était une lettre d’amour, l’aveu d’un amour et une demande de rencontre pas vraiment insistante, comme une sorte de bouteille jetée à la mer sans trop d’espoir. Ce qu’il n’arrivait pas à savoir, c’était pourquoi cette lettre, dont il ne pouvait dire quoi que ce soit, l’avait poussé, dans ce quartier de Paris et en cet endroit précis.

Il n’y voyait d’ailleurs plus rien de ce qu’il avait pu connaître. Tout n’était que grands immeubles de verre dans lesquels on est des êtres humains s’affairaient dans on ne savait quelle tâche. On avait pourtant gardé, comme un souvenir archéologique, le faux temple de la Bourse qui avait de toute évidence une toute autre fonction que d’être le marché financier qu’il avait connu. Ce bâtiment mastoc était comme un bijou dans un écrin de verre et sa vue n’évoqua vraiment rien pour lui. Il ne s’en demanda que plus ce qu’il pouvait bien faire là.

Poussé par cette même force inconnue qui guidait ses pas, il s’avança dans une petite rue vers la rue de Richelieu. C’était une rue très courte, dans laquelle on avait conservé un autre souvenir archéologique, de curieuses arcades dans un style italien qui faisait sans doute fureur à une lointaine époque. Quelques circonstances en avaient limité la construction à ce bout de rue qui avait pris le nom de rue des Arcades. Ce ne furent pas ces vestiges qui éveillèrent en lui un quelconque intérêt. Mais de sa mémoire surgirent alors des souvenirs qui maintenant se pressaient pour émerger des brumes du passé. Même si tous les alentours modernes ne pouvaient évoquer quoi que ce soit, car ils ne se rattachaient en aucune façon à ce qu’il avait vécu, ces quelques pierres préservées de la destruction pour leur originalité douteuse avait ce pouvoir d’évocation. Elles perpétuaient un morceau de son passé. Mais cela ne répondit nullement à la question qu’il se posait encore. Pourquoi ses pas l’avaient mené en ce lieu pour déclencher, dans le prolongement de ce que disait la lettre retrouvée, cette résurgence d’une aventure qui n’avait, après tout, été qu’un bref instant à la mesure de sa longue vie. Même si cela paraissait maintenant presque normal que ces arcades éveillassent ce bref moment d’un passé enfoui, il était
en cet endroit précis alors qu’il n’y pensait même pas quelques instants auparavant.

C’était là que, dans il ne savait quel printemps, elle — l’auteure de la lettre d’amour — était venue s’embaucher dans une petite boîte sise rue des Arcades, pour être plus près de lui, car ils pouvaient se voir matin, midi et soir. Mais devaient aussi se séparer jusqu’au lendemain, chacun et chacune retournant dans sa famille avec le secret de leur amour. Tout lui revenait ailleurs de cette bref été dans ce qui avait été pour lui une fulgurance de passion dans le quotidien bien réglé de sa vie de famille,
de militantisme syndical et politique. Il tenta de puiser ce qui surgissait dans l’amas de souvenirs, qui se précipitaient pour venir au jour. Il tentait de saisir au vol ces papillons éphémères mais son filet n’était pas trop efficace tant ils étaient doués
d’une vélocité fugace. Peu à peu, comme dans un puzzle ces éléments parcellaires semblaient pouvoir s’assembler. Ce n’était pas une tâche facile, d’autant moins que quelque chose hors de sa volonté paraissait guider, pas tant la venue au grand jour de ces souvenirs, mais leur développement précis.

Il en était de même de ce puzzle : quand il avait réussi à en mettre en place quelques-uns, de ces souvenirs, une sorte de main invisible en ôtait un, laissant la place à un trou noir où rien n’apparaîtrait plus.

Quel âge pouvait-elle avoir ? 20 ans peut-être et il en avait 40 pensait-il. Comme il tentait d’aller au-delà, tout s’effaça. Comment s’étaient-ils rencontrés avant cette
lettre qu’elle lui avait envoyée ? Tout était dans le vague. Dans ces années, il avait bien participé pendant ses vacances, avec toute sa famille et bien d’autres des milieux politiques auxquels il se rattachait, à un chantier pour la construction d’un centre collectif de vacances dans les Alpes. Il retrouvait des images de cette activité de vacances qui s’était reproduite plusieurs années successives mais il ne pouvait situer le moment précis où il l’avait rencontrée. Tout restait flou. Il ne se souvenait pas du tout s’il avait eu alors, avant cette lettre et lors de ces séjours de vacances, une approche particulière, une confidence, ou même un échange qui aurait pu faire présumer une telle déclaration d’amour. Et de nouveau, alors qu’il tentait de retrouver les autres souvenirs de ces vacances lointaines, tout s’effaça de nouveau avec cette main invisible qui ôtait cet élément du puzzle.

Comment s’appelait-elle ? Un M s’imposait mais le reste s’enfuyait dans la pénombre, tout comme un nom de famille ou un lieu où elle vivait avec sa famille. D’une manière incongrue, l’image de sa sœur vint troubler ces efforts inutiles mais cela ne collait pas du tout car s’il avait bien rencontré cette sœur, c’était après que M eut disparu brusquement ; il n’avait pas très bien compris alors le pourquoi de cette rencontre et cette incertitude balaya de nouveau ce qui aurait pu être un pas en avant dans sa quête des souvenirs.

Comment se rencontrèrent-ils après cette lettre adressée chez lui, apparemment sans souci de ce qu’elle pourrait entraîner dans sa vie ou peut-être avec l’intention de perturber cette vie rangée pour conquérir celui qu’elle voyait comme « son homme » ? Ce qui était évident c’était qu’il l’avait rencontrée ici ou là, pour l’essentiel dans ce lieu où ses pas l’avaient conduit. Il y avait eu bien sûr un « ailleurs » pour ces rencontres. Mais cet « ailleurs » n’arrivait pas à se concrétiser, revoyant comme auparavant tout ce qui avait pu surgir à ce sujet aux oubliettes derrière ce noir qui remplaçait l’élément disparu du puzzle.

Ces rencontres avaient été bien autre chose. Bien sûr qu’ils avaient dû faire l’amour. Passionnément peut-être. Mais où et quand ? S’il tentait d’aller au-delà d’un souvenir physique de la douceur du contact d’une peau féminine dans l’ardeur d’une étreinte, cet au-delà signifiait lui aussi l’évasion programmée de toute mémoire physique ou mentale de ce qui avait comporté des relations sexuelles renouvelées.

La seule chose qui pouvait concrétiser ces rencontres mais sans aller plus loin, c’était précisément ces lieux, là où ses pas l’avaient conduit. Il se souvint que ses activités syndicales l’avaient fait reléguer dans un bureau solitaire dans cet immense ensemble de bureaux. Loin d’être une punition, cet isolement lui avait procuré une grande liberté eu égard aux contraintes du travail. Il avait découvert qu’il pouvait depuis ce bureau sortir dans la ville à l’insu de tous à condition de prendre quelques précautions. Cette possibilité leur avait permis à tous deux, elle de venir le voir, lui de sortir pour s’évader ici ou là. Mais lorsqu’il tentait d’en savoir plus sur ces « possibles » tout se bloquait et effaçait même ce qui aurait pu être le souci de retrouver ce lieu qui avait été le cœur de leur brève vie commune.

Était-elle réelle cette pensée qui se dessina alors qu’elle avait trouvé un travail dans une rue proche, la rue des Arcades peut-être, pour pouvoir être plus proche de lui et dans l’espoir d’une indépendance qui lui aurait permis de sceller quelque chose de plus définitif avec lui, une sorte de promesse d’un futur à leur amour ? Il n’y eut aucune réponse car ce papillon fragile s’évanouit aussitôt dans ce tableau noir qui s’élargissait de plus en plus à mesure que les éléments du puzzle se faisaient rares et disparaissaient dans l’oubli les uns après les autres.

Comment tout cela s’était-il terminé ? Car cela avait bien sûr eu une fin. De cala non plus rien n’apparaissait clairement. Que lui avait-il promis ? Que lui avait-il proposé pour la perpétuation de cette relation ? Était-il aussi passionné qu’elle pour envisager un futur ? Pourquoi avait-elle brusquement disparu sans donner aucun repère qui aurait supposé au moins une continuité, ne fut-ce que d’une amitié profonde ? Là aussi il n’y avait aucun repère concret et aucun papillon ne s’évadait pour tirer un souvenir de l’oubli, ne fut-ce qu’un fil ténu. Ce qui était certain c’est qu’elle avait brusquement disparu sans aucune explication ne revenant plus à son travail, n’apparaissant plus dans les lieux de rencontre habituels. Même cette rencontre impromptu quelques semaines plus tard avec sa sœur dont le souvenir avait surgi pour disparaître n’avait pas apporté d’explication.

Sauf un souvenir qui revint sur ce lieu, ce bureau de relégation. Une année plus tard, alors qu’il revenait de ses vacances d’été, l’occupant d’un bureau voisin lui avait confié qu’une jeune femme avec un bébé était venue lui rendre visite mais qu’elle n’avait laissé aucun message ni décliné aucun nom. Ce ne pouvait être personne d’autre qu’elle et quel était ce bébé ? Comme il n’y avait rien d’autre, l’effaceur de souvenir n’avait rien à effacer. Seulement le désir vague d’aller voir ce qui pouvait encore rester de ce lieu porteur de tout ce qui avait été vécu dans cette brève
période de vie. Ses pas le guidèrent vers ce qui avait été l’entrée principale de l’immeuble où tout cela s’était déroulé. Mais dans quel but puisque tout le reste
qui pouvait s’y lier avait sombré dans le noir. Restait-il encore quelque chose à effacer ?

Quand il tenta de traverser la rue de Richelieu, il s’aperçut que les bus qui se faufilaient dans une circulation intense ne portaient aucune indication de direction, aucun numéro ou toute autre mention écrite pouvant permettre de les identifier. Pourtant à chaque passage, dans son esprit tout cela s’inscrivait automatiquement. Comment comprendre cette forme de communication sinon que des ondes émanant du bus s’inscrivaient immédiatement dans son esprit. En était-il de même pour tout ce qu’il venait de vivre : quelqu’un ou quelque chose commandait tout ce qu’il avait fait et allait même au-delà effaçait ce que sa mémoire lui suggérait, détruisant le lien entre ce qui pouvait concrétiser des souvenirs et ces souvenirs eux-mêmes, lui interdisant en quelque sorte de se reproduire de nouveau. Alors, pourquoi de nouveau ses pas l’orientaient de nouveau vers ce lieu support de tant de souvenirs ?

Il se retrouva devant l’entrée qu’il avait franchi tant de fois durent de longues années. Mais il s’aperçut que, comme pour la rue des Arcades ou la Bourse, on avait conservé ce porche monumental de pierre et cette porte de bois au panneau double uniquement comme un témoin d’un lointain passé. Car d’une manière complètement anachronique, cette porte s’insérait dans le même écrin de verre d’une immense tour dont la façade couvrait toute une longueur de rue entre deux carrefours. Il passa le seuil et déboucha sur un vaste espace autour duquel s’ordonnaient le même type d’immeubles entièrement de verre, différant seulement par leur hauteur et leur longueur.
Comme les immeubles donnant sur la rue, il n’y avait nulle part aucune inscription, comme si l’écrit avait été banni définitivement comme moyen de communication.
On voyait nettement partout qu’à l’intérieur de ces immeubles des êtres humains s’affairaient. Mais, si tout était transparent, on ne savait rien. Sauf à travers une guidance venue d’ailleurs que dans une perception sensorielle et une connaissance parcellaire venue par ce même canal qui commandait aussi ses pensées.

Alors qu’il s’avançait sur cette place qui lui parut immense, il croisa quelques-unes des personnes qui y déambulaient, apparemment sans but précis comme lui-même.
Il se demanda pourquoi certaines d’entre elles s’arrêtaient devant lui, le plus souvent des femmes d’un certain âge. Si leur pas les avaient guidés jusqu’à lui il se demanda si les siens n’avaient pas été guidés vers elles. Toutes ces personnes s’adressèrent
à lui par son nom et prétendaient l’avoir connu autrefois il y avait bien longtemps.
Il ne reconnaissait aucune de ces personnes bien qu’il eut été possible qu’elles l’eussent connu alors qu’il travaillait là et y avait longtemps milité dans les syndicats : il avait souvent pris la parole devant des assemblées de centaines, voire de milliers d’employés et si tous savaient qui il était, lui ne pouvait connaitre le plus grand nombre. Rien d’étonnant à cette démarche, mais il ne put s’empêcher de penser
que dans cette rencontre avec des inconnus « connus » cette force mystérieuse
qui le guidait voulait éliminer toute mémoire de ceux qu’il aurait pu reconnaître ou même le souvenir de ceux dont il aurait pu se souvenir.

Les lieux ne se prêtaient aucunement à évoquer la mémoire de la réalité d’alors car, passée la porte monumentale, rien ne pouvait rappeler ce passé. Comment pouvait-il retrouver ce bureau où M venait le retrouver ? C’était bien pour lui détruire cette évocation de sa mémoire qu’on l’avait fait venir là : et c’était comme une inexorable progression d’un effacement total de ce qu’il avait été et de ce passé qui surgissait encore parfois des ténèbres de son moi.

Ce n’était sans doute pas encore suffisant car ses pas le guidèrent encore, par-delà ces rencontres fortuites organisées d’ailleurs, vers d’autres bâtiments, toujours de verre, mais plus petits et à l’écart comme des annexes des autres imposants buildings qui semblaient plus des lieux de travail.

Il entra sans problèmes dans l’une de ces petites unités ; des personnes inconnues, âgées pour la plupart y étaient rassemblées dans une sorte de théâtre. Elles semblaient répéter une pièce. Mais là non plus, il n’y avait pas d’écrit, pas même entre les mains des supposes acteurs amateurs apparemment ils récitaient pourtant quelque chose qui semblait leur être dictée par une communication externe invisible, semblable à celle qui l’avait informé dans la rue de la destination des bus anonymes. Voulait-on le convaincre définitivement qu’il n’était plus maître de lui et que dorénavant, tout lui serait dicté par une force extérieure qui contrôlerait toutes ses pensées en ayant éliminé tout ce qui pouvait surgir de son conscient ou de son inconscient pour les rendre absolument dépendant de cette force.

Il finit par sortir de cet étrange lieu d’un théâtre entièrement organisé de cet « ailleurs » pratiquement comme un théâtre de marionnettes dont les êtres humains auraient été les acteurs conscients mais sans un inconscient qui aurait été vidé de tout lieu de mémoire. Ses pas le dirigèrent vers un autre petit bâtiment, comme une autre annexe. Quand il y entra, il vit qu’il semblait être un centre sportif. Nombre de personnes de tous âges s’y activaient, les uns dans une piscine, d’autres dans des activités sportives diverses. Tous s’appliquaient avec une force, une souplesse, une dextérité et un respect des règles qui semblait assez surnaturel. Aurait-on voulu, en l’amenant dans ces lieux le persuader que finalement, la force d’ailleurs pouvait, tout autant que ses pensées lui imposer non seulement une activité physique mais aussi la manière de la mener à la perfection. En d’autres mots, lui démontrer, lui faire comprendre qu’elle le dominait entièrement, avait pris possession de tout son être passé et lui dicter son présent.

Quand il sortit de ce qui semblait être une dernière étape, il se retrouva dans la grande place en ayant le sentiment diffus qu’il n’était plus lui-même mais comme un autre être, vivant mais ne maîtrisant plus rien ou, à l’inverse dominant tout par le canal de cet ailleurs. Le soir commençait à tomber. Des parois de verre de tous les immeubles commença à sourdre une douce lumière qui peu à peu remplaçait le jour déclinant. Nulle part on ne voyait comme autrefois des lampes tant à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. C’était la même chose dans la rue lorsqu’il franchit le portail vers la rue. Il pouvait voir que quelque chose était aussi en train de changer à l’intérieur des tours de verre. Tout était transparent mais il ne savait rien. II voyait seulement des êtres humains qui se déplaçaient d’une autre façon qu’auparavant mais rien ne venait comme une explication de ces mouvements comme si cet « extérieur » jugeait qu’il n’en avait nullement besoin. Il restait ainsi à regarder sans comprendre. Il eut l’impression que plus rien ne le guidait qu’il était abandonné, comme totalement vidé de ce qui avait pu être son moi.

Il sentit comme une caresse sur son visage. La douce caresse d’une main féminine.
Il eut l’impression qu’il ouvrait les yeux alors qu’il était allongé sur une sorte de chaise longue : c’était le soir avec la même lumière de la douceur vespérale que celle qu’il avait l’impression de quitter ; mais celle-ci venait du ciel lumineux des derniers rayons du soleil couchant. Près de lui une voix féminine énonça doucement. « Réveille-toi. Il est temps de rentrer, tu vas prendre froid »

P.S. :

(C’est un rêve fait après des injections d’anesthésies locales dentaires fait avant la parution de l’article mentionné en exergue)

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